Wednesday, January 08, 2014

Citation du 9 janvier 2014



Le succès n'a pas besoin d'explication, l'échec n'admet pas de justification.
Luis Fernandez
Luis Fernandez… s’agit-il de l’entraineur de foot ? Je ne sais pas (mon dictionnaire de citations ne m’en a rien dit), mais ça collerait bien avec la formule : pour un tel homme, la réussite va de soi – et de toute façons elle n’est pas de son fait : ce sont les joueurs qui ont gagné. Par contre l’échec est son échec, conséquence funeste de ses choix lamentables. Qu’il mette son sac sur l’épaule et qu’il fiche le camp !
Ces propos amers d’un responsable sportif sont-ils généralisables ? Devons-nous les utiliser dans notre vie privée ?
Déjà, remarquons que le formule est assez finement formulée (du coup on se demande s’il s’agit bien d’un entraineur de foot – du moins de celui-là) :
            - le succès n’a bien sûr pas à être justifié – sa justification c’est qu’on l’a voulu et voilà tout. Par contre il aurait besoin d’être expliqué ; du moins si l’on veut en susciter le retour. Et c’est là-dessus que les explications s’avèrent insuffisantes : bien des gens qui ont réussi quelque chose (par exemple un film qui explose le box-office) diront : « Il n’y a pas d’explication, sans quoi on réussirait tout le temps – et à coup sûr ».
Bref, il semble que pour réussir on ait besoin d’un coup de pouce de la chance ou du destin, comme on voudra l’appeler. De l’irrationnel serait donc nécessaire pour que notre projet rencontre le réel.
            - Par contre, pour l’échec l’explication (à supposer qu’on la connaisse) ne suffit pas. Pour qu’il soit justifié, il faudrait qu’il ait une utilité, une fonction positive, comme par exemple de révéler une faille qu’on ne pouvait connaitre sans cela. On comprend que dans le domaine de la compétition sportive « de haut niveau de fric » une telle incertitude soit impardonnable. On en dirait autant du conducteur de TGV ou du médecin : leurs échecs sont d’impardonnables erreurs. Ces gens-là n’ont pas le droit à l’erreur.
Mais on l’a dit : et nous ? Sommes-nous comme l’entraineur de foot condamnés par l’échec, sans justification ni excuse ?
--> Si seulement ça pouvait être vrai ! Car, n’est-ce pas, pour un entraineur de foot, être chassé pour incompétence et échec, ça peut très bien ne signifier rien d’autre que la possibilité de se faire embaucher ailleurs.
Si vous êtes viré par votre patron, c’est peut-être une chance pour vous de trouver mieux ailleurs.
Certains diront que c’est une chance qu’il faudrait peut-être offrir aux fonctionnaires. Mais ce ne sont-là que des vilaines gens.

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