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Monday, July 17, 2017

Citation du 18 juillet 2017

Avant de faire disparaître les espèces animales, les hommes d'aujourd'hui (homo sapiens) ont «éteint» les autres variétés d'hommes (néanderthaliens, denisoviens etc)
Article de science et avenir Juillet 2017

Selon certains, l’homo sapiens serait une variété de primates qui aurait pour activité principale de détruire son environnement et particulièrement les espèces animales qui s’y trouvent.
Par contre, on a l’habitude de célébrer les hommes du passé qui auraient vécu en symbiose avec la nature, faisant des prières pour demander aux dieux l’autorisation de tuer un animal dont ils avaient besoin pour vivre. Mais des paléontologues plus experts ont corrélé les extinctions d’espèces animales en Australie et en Amérique avec l’arrivée des hommes sur le continent – le résultat est sans appel : ce sont les hommes qui sont responsables de ces disparitions.

Maintenant, il y a plus. Depuis quelques semaines, la découverte d’un fossile de l’espèce sapiens vieux de 300000 ans dans une région du Maroc a montré que celle-ci avait été contemporaine d’autres variétés d’espèce humaine : néanderthaliens, denisoviens, etc (on compte jusqu’à une quinzaines d’espèces d’hominidés dont certaines ont été contemporaines de l’espèce sapiens).
Alors on imagine facilement la suite : et si ces espèces avaient disparu du fait de la concurrence avec les sapiens ? Oh, certes les animaux aussi se détruisent les uns les autres par la concurrence lorsqu’ils partagent la même niche écologique : en Australie justement, les dingos (= chiens sauvages) ont contribué à l’extinction de certaines variétés de marsupiaux. Mais connaissant l’homme actuel et sa frénésie de destruction (qu’on pense aux bisons chassés jusqu’à la quasi extinction de l’espèce sauvage par les pionniers), on imagine sans peine qu’un holocauste à la hache de silex a bien pu avoir lieu.


Nous voici dans le clan des misanthropes ? Peut-être pas, car voici qu’on affirme que nous sommes aujourd’hui encore porteurs de gènes de néanderthalien ou de denisovien : preuve que monsieur Cro-Magnon a pu trouver en rentrant chez lui un sale type genre Neandertal couché avec madame Cro-Magnon. Etonnez-vous après ça qu’il y ait eu du sang sur les parois de la caverne !

Saturday, February 04, 2017

Citation du 5 février 2017

On distingue deux différentes sources d’énergie : les matières premières et les phénomènes naturels. Les premières fournissent les énergies dites fossiles alors que les autres fournissent les énergies dites renouvelables.
Kelwatt
Une énergie renouvelable, … est une source d'énergie qui se constitue ou se reconstitue plus rapidement qu'elle n'est utilisée.
futuraplanète
Wilhelm Reich déclarait que la fonction de l'orgasme est de décharger les particules énergétiques appelées "orgones", ce qui permettait ainsi de maintenir un équilibre des forces vitales.
charlatans.info
- Tiens ? Encore un dimanche avec un temps à rester sous la couette pour échapper à la tempête ? Et que faire sinon dissiper toute l’énergie qu’une semaine de travail n’a pas pu décharger.
- Vous m’avez compris ? Non ? Alors, lisez ce qui suit.

Lorsque vous faites l’amour chers ami(e)s, pensez-vous à toute cette bonne énergie que vous gaspillez ? J’entends bien que certains se donnent assez peu de mal pour  parvenir à l’orgasme (je ne vous demande pas de détail, alors ne m’en demandez pas SVP !), mais ce n’est pas à cela que je pensais : lorsque Wilhelm Reich a commencé l’étude de la  libido en compagnie de Freud, il  fut rapidement persuadé que l’orgasme était d’origine bio-électrique et qu’il avait pour fonction de dissiper des particules énergétiques d’origine cosmique. Du coup, on peut concevoir que lors de l’acte sexuel nous dégageons une énergie que nous ne créons ni par effort musculaire ni par frottement, mais qui est bel et bien en nous et que Reich nomme l’orgone.
D’où cette idée de la récupérer : comme l’orgone peut être assimilée à une source d’électricité, nous pourrions en effet alimenter la lampe de chevet au moins le temps de nous amourer avec notre bonne amie.


On aurait alors une énergie que les spécialistes appellent « énergie renouvelable » - Oui, tout y est : les énergies renouvelables n’engendrent que peu ou pas de déchets ne produisent pas non plus d’émissions polluantes, et de surcroit leur source se renouvelle en permanence.
Une seule petite difficulté : une énergie renouvelable, est une source d'énergie qui se constitue ou se reconstitue plus rapidement qu'elle n'est utilisée.
Alors voilà : lorsque j’avais 15 j’aurais pu le faire (= réactiver la machine juste après l’avoir utilisée) ; mais aujourd’hui j’ai 75 ans…
Faut-il donc y renoncer ? Que nenni ! Nos épouses, quand elles sont convenablement stimulées, pourraient bien nous alimenter en permanence d’orgones, car les mieux douées d’entre elles ont des dispositions pour reconstituer leur stock plus rapidement qu’elles ne l’utilisent. 

Messieurs, vous en doutez ? Puisque nous sommes dimanche et que le dimanche est fait pour ça : vérifiez.

Sunday, June 05, 2016

Citation du 6 juin 2016

Quel temps pourri !! C’est vraiment trop injuste !!!
Calimero


Au moment où tout va mal, ou rien ne roule suite aux grèves, où la pluie nous lessive, où nos maisons sont inondées, on se demande : mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? Le déluge de la Bible on sait que ça venait punir une humanité qui avait déconné grave. Mais nous ? Nous sommes trop gentils pour faire mal à la nature, on consomme bio, on mange de la viande d’animaux tendrement sacrifiés dans des abattoirs qui leur diffusent du Mozart en même temps. Pour économiser l’eau on va même jusqu’à se laver les dents dans un verre et à faire pipi sous la douche pour ne pas tirer la chasse une fois le plus! Pauvres petits humains sans défense devant les immondes multinationales, les Uni-Lever, les Monsanto, etc… et c’est nous qui trinquons maintenant – C’est vraiment trop inzuste !

- Aurions-nous le syndrome « Calimero » ? Oui, vous savez ce poussin qui n’arrête pas de se plaindre et de dire que c’est parce qu’il est petit qu’on s’acharne sur lui : c’est en effet trop injuste…
Notez que du coup nous voilà innocentés de la responsabilité de ce déluge : plus besoin de se faire pardonner en sacrifiant une poule noire – d’autant que ça aurait pu être la maman de Calimero.
On peut quand même en tirer des conclusions un peu roboratives, telle que celle-ci : puisque la nature ne tient pas compte de nous, et qu’elle déverse des torrents liquides sur nos campagnes et nos villes, pourquoi voudrions-nous faire attention à elle ? Oui, pourquoi prendre toutes ces précautions pour l’empêcher de s’enfumer, de se désertifier, de se réchauffer ? Est-ce que ça la gêne de nous noyer ?
Certes, la désertification peut paraître regrettable, mais on a déjà les moyens de faire pousser des légumes hors-sols, et pourquoi pas des céréales ? Et si il fait trop chaud faisons des serres géantes et au lieu de les chauffer, rafraichissons-les avec la clim’ – ça aussi on sait faire.
Alors biens sûr il faudra aussi faire quelque chose pour contrer les déserts qui vont nous envahir. Mais des arbres en plastic on sait les fabriquer, et les fleurs artificielles (1) il y en a déjà plein nos cimetières : mettons-en dans nos jardins publics.
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(1) En plastique recyclé ? Pas la peine, laisse tomber !

Tuesday, May 24, 2016

Citation du 25 mai 2016

Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles
Paul Valéry – La Crise de l’Esprit, première lettre (1919)
Des tsunamis géants ont balayé la surface de Mars… Des impacts d'astéroïdes géants auraient soulevé des vagues de plus de 100 m de haut il y a 3,4 milliards d'années.
lefigaro.fr
Oui, après les civilisations qui s’assassinent mutuellement, après la population de l’Ile de Pâques qui s’est autodétruite, voici que les planètes pourtant autrefois hospitalières se sont transformées en monceaux de cailloux stériles. (Lire ici)
Quand Valéry faisait ce constat désolant, la dégénérescence avait malgré tout un sens : celui de la méchanceté humaine, capable de transformer des valeurs de vie en force de mort.
La destruction avait un sens – donc le pire était évité ! Tant de beauté, tant de bienfait ne pouvait disparaître sans raison. Et comme l’intelligence humaine et sa force créatrice que le Seigneur avait créées étaient faites pour le bien et le beau, ce n’est que la force « nihilisante » du mal qui pouvait avoir ainsi tout détruit.
Or, voilà que Mars se révèle comme un paradis perdu, mais perdu par qui ? et pourquoi ? Il n’y a pas de réponse, parce que ces questions sont ineptes.
De quelque façon qu’on l’imagine, la catastrophe martienne relève de la mécanique ou de la physique tout à fait élémentaire. Nul mystère, pas de petits hommes verts qui se battent à coup de neutrons, ou qui exploitent de façon éhontée leurs belles forêts. Rien qui ressemble de près ou de loin au saccage de notre planète par la rapacité des hommes.
o-o-o
Revenons chez nous : qu’est-ce que le désert martien pourrait nous apprendre ? Et si cette rapacité qui dévaste notre belle planète-bleue n’était qu’une conséquence de l’organisation physiologique des hommes ? Si du fait de leur dépendance à l’égard de leur milieu ils ne pouvaient finir autrement qu’en détruisant le monde qui les nourrit ? Comme les bactéries qui meurent noyées dans leurs déchets, l’homme ne peut que produire sa propre mort.

Pour éviter une telle catastrophe, il faudrait que les hommes acceptent d’entrer dans un cycle biologique au terme du quel ils restaureraient ce qu’ils ont consommé. Par exemple que leur cadavre soit livré aux vautours, que leurs excréments soient vidés dans les champs pour les  fertiliser, que, durant leur copulation, ils soient couplés à une dynamo pour recharger les batteries de la maison.


Sunday, December 27, 2015

Citation du 28 décembre 2015

L’autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n’est jamais effectuée que par la présence d’un certain nombre d’individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du ministre, de l’argent, ou le surpouvoir du révolté.
Michel Foucault
Je ne suis pas sûr que Sade ait pris appui sur cette idée de surpouvoir. Pour lui, il était certes essentiel de disposer d’une puissance telle qu’on ceux qui la détiennent puissent libérer leurs instincts furieux sans dommage … pour eux ; mais delà à en faire une thèse de philosophie politique sûrement pas. (1) – De même, ne nous trompons pas sur le sens de cette autodestruction de la nature : chez Sade, elle ne prend sûrement que le sens de permission accordée par la nature à ceux de ses enfants en qui éprouvent le besoin de détruire d’autre créatures, également issues de son sein.
Mais qu’importe, quand une idée est puissante, je la prends et je me sauve avec ! Voici donc : ceux qui dans un déchainement monstrueux détruisent la nature possèdent nécessairement un surpouvoir qu’il soit politique, économique, ou révolutionnaire.
--> Et pourquoi donc le pouvoir démocratique, celui du peuple, ne pourrait-il pas prendre des mesures qui aboutiraient à détruire la planète – ou du moins notre environnement ? Demandez par référendum au peuple Canadien s’il voudrait interdire l’exploitation des gaz de schistes…
Mais ce à quoi pense Foucauld – et ce pour quoi il se place dans le sillage de Sade – c’est à l’explosion de violence, la destruction gratuite … et jouissive ! Bombarder atomiquement le Groenland pour faire fondre la calotte glaciaire…
Seulement ce n’est pas comme ça que les choses se passent : ça fond oui. Mais ça fond aussi à cause de la pauvre femme qui là-bas dans le Sahel allume son feu de bois pour faire sa cuisine ; et aussi à cause des flatulences de sa pauvre chèvre…
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(1) La trace qu’il a laissée dans la politique se trouve dans son adresse aux français : « Français, encore un effort si vous voulez être républicains ! » Lire ici