Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
Wednesday, July 10, 2013
Citation du 11 juillet 2013
Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
Saturday, June 23, 2012
Citation du 24 juin 2012
Thursday, January 13, 2011
Citation du 14 janvier 2011
Déconseillé aux moins de 12 ans
Fendue-Défendue
Miss.Tic
Vous le savez, Miss.Tic a la propriété d’exciter mon imagination – et quelques fois mes fantasmes.
On va rester entre nous, fermer soigneusement les portes et les fenêtres, et puis éjecter les passants qui auraient cliqué sur ce Blog accidentellement.
Voilà : je vous livre – en image, c’est moins difficile à dire ! – les élucubrations suscitées dans mon cerveau par ce Pochoir. …
1 – Fendue : qu’est-ce qui est fendu ?
Réponse : ça
Réponse : pour ça
3 –Défendue : comment défendre ?
Comme ça.
Saturday, September 11, 2010
Citation du 12 septembre 2010
Ne sait-on pas que la morale est pour les prêtres ce que l'hygiène est pour les médecins ?
Rivarol – Seconde lettre à Necker
Hier, nous avons établi que pour que certaines citations soient aujourd’hui admissibles il faudrait en inverser la formulation.
Avec cette citation de Rivarol, c’est à peu près la même chose, à cette différence près que cette inversion était nécessaire déjà à l’époque où elle a été écrite. L’hygiène médicale a repris presque textuellement les prescriptions morales des prêtres, dans le domaine de la vie sexuelle particulièrement.
On lira à ce propos le livre d’Alain Corbin intitulé : l’harmonie des plaisirs, et sous-titré : Les manières de jouir du siècles de Lumières à l’avènement de la sexologie.
Pour faire simple, Corbin rappelle que les médecins hygiénistes, ont repris les interdits religieux concernant l’exercice de la sexualité. Mais ils l’ont fait en établissant une rigoureuse économie de la semence mâle, doublée d’un contrôle de la sexualité féminine. Il ne s’agit plus ici de salut de l’âme, mais de préservation de la fertilité des individus, et aussi de préservation de leur santé. Là où les prêtres parlaient d’interdits divins, ils parlent de « vœu de la nature ». Là où la religion voit dans l’excitation sexuelle un péché mortel, les hygiénistes parlent de dégénérescence et de risque de mort. On pense bien sûr au manuel de Tissot (voir ici l’article bien documenté de Wikipédia), mais Corbin en cite bien d’autres.
On ne saurait être plus explicite.
Mais, alors que l’église voit dans la procréation la seule justification de la sexualité, en sorte que c’est vu sous cet angle que la masturbation est un vice particulièrement odieux (1), la médecine fait de la semence mâle un liquide précieux qu’il convient de ne répandre que dans le « vase féminin ».
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(1) Nous avions eu l’occasion de rappeler que le péché d’Onan est bel et bien d’avoir préféré répandre sa semence sur le sol plutôt que d’en féconder sa belle sœur comme il en avait reçu l’ordre de son propre père (voir ici).
Monday, November 27, 2006
Citation du 28 novembre 2006
Sommes-nous si intéressants que nous devions infliger notre présence au monde futur à travers celle de notre progéniture ? Depuis que j'ai compris cela, rien ne m'attriste autant que cet attachement narcissique des hommes aux quelques molécules d'acide désoxyribonucléique qui sortent un jour de leurs organes génitaux.
Henri Laborit - Éloge de la fuite
Laborit fait sans doute allusion ici aux thèses néo-darwiniennes selon les quelles le ressort secret de tout être vivant (la volonté de vivre de Schopenhauer) est de diffuser ses gènes à travers sa descendance : l’homme recherche la femme féconde, la femme cherche l’homme robuste, chacun veut faire des enfants et qu’ils survivent pour engendrer à leur tour, ce qui veut dire : transmettre les gènes qu’ils ont reçu et ainsi perpétuer leurs aïeux. La science a relayé la morale, qui depuis longtemps fait de la fécondation la justification de la sexualité.
Faut-il donc se soucier « du plat souci de la propagation de l’espèce » ? L’expression est de Sade, dont on sait qu’il ne considérait pas que le but de la vie était de procréer. Si on se tourne vers la Bible, on voit qu’effectivement la propagation de l’espèce est bien la justification de la sexualité : tout la monde connaît l’onanisme, presque tout le monde sait qu’on fait ici allusion au « péché d’Onan » (Genèse 38 :7 et 9). Mais contrairement à ce qu’on croit, il ne s’agit pas vraiment de satisfaction solitaire. Voici l’histoire : Onan avait reçu l’ordre du Patriarche Juda - son père - d’épouser Tamar - sa belle-sœur - qui était devenue veuve sans avoir eu d’enfant, afin de lui donner une descendance. Supposez que votre belle-sœur soit une mocheté ou que son caractère soit hyper-toxique : que faites-vous ? Hé bien, Onan, en présence de la dame, s’est masturbé, montrant ainsi qu’il préférait répandre sa semence sur le sol plutôt que de la féconder : l’onanisme est d’abord le refus de la procréation (1).
Généralisons : on comprend bien que ce refus soit un abominable péché parce que qu’il consiste à désobéir au Seigneur ; mais on ne peut oublier que la revendication d’Onan soit d’abord celle du droit de décider par lui-même d’engendrer ou de ne pas engendrer. Au fond, il s’est trouvé dans la même situation que les femmes qui ont revendiqué le droit à la contraception.
Avec Onan, la première méthode contraceptive de l’histoire humaine apparaît : c’est la masturbation.
(1) Quant à ce qu’il advint d’Onan, sachez que le Seigneur-Dieu l’a occis pour lui avoir désobéi. Mais l’histoire n’est pas finie : Tamar se déguise en prostituée, séduit Juda (= son beau-père) et conçoit ainsi un enfant. Croustillantes les histoires bibliques, hein ? Quand au péché des habitants de Sodome, je vous raconterai ça une autre fois.
Thursday, October 19, 2006
Citation du 20 octobre 2006
Ah ! si on pouvait faire disparaître la faim en se frottant le ventre
Diogène de Sinope (aussi appelé : Diogène le Cynique)
Déconseillé aux moins de 12 ans
Diogène le cynique se masturbait sur l’acropole ; devant les passants - je suppose - scandalisés, il se contentait de regretter qu’il ne soit pas aussi simple de calmer sa faim. Les cyniques sont des philosophes qui affectaient de vivre comme des chiens (1). Diogène vivait dans une amphore (=le tonneau qu’on lui attribue) assimilée à la niche du chien. Et bien sûr il satisfaisait ses besoins et assouvissait sa libido au vu et au su de tout le monde, donc comme les chiens. Diogène est-il un philosophe ? Oui, s’il donne à penser. Qu’y a-t-il donc à penser ici ?
Ce que nous dit Diogène, c’est que le désir sexuel et la faim ne sont pas de même nature : d’un côté le désir dont la satisfaction fait appel à notre faculté imaginative c’est-à-dire au fantasme ; de l’autre le besoin qui ne peut être satisfait que par l’acquisition d’un élément matériel. Le nourrisson affamé peut bien « halluciner » le sein de sa mère ; il aura toujours faim. Devenu adolescent, s’il hallucine encore le sein maternel, ce ne sera plus pour calmer sa faim. Et le résultat sera - peut-être - celui dont nous parle Diogène.
Diogène nous donne à croire que le désir est supérieur au besoin parce qu’il dépend uniquement de nous de le satisfaire. Erreur. Le fantasme ne suffit pas à satisfaire nos désirs ; il ne peut le faire qu’à condition de se projeter sur la réalité, de l’habiller à sa façon : il a besoin de cette réalité pour exister, et surtout pour aboutir. D’ailleurs Diogène ne se contentait pas de fantasmer ; il se « frottait le ventre ». Supposez qu’il ait été tétraplégique (à supposer que dans ces conditions sa libido ait encore eu quelque chose à dire) : il aurait bel et bien eu besoin d’un secours extérieur pour se satisfaire.
Vous n’êtes pas choqué au moins ? Si c’est le cas, voyez mon avertissement liminaire.
(1) Cynique vient de « kunos » qui en grec signifie : chien.
