Monday, March 14, 2016
Citation du 15 mars 2016
Tuesday, March 25, 2014
Citation du 26 mars 2014
Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous.
Friday, February 15, 2013
Citation du 16 février 2013
Friday, August 17, 2012
Citation du 18 août 2012
Wednesday, January 04, 2012
Citation du 5 janvier 2012
Sexualité égale frugalité : comment ça marche ?
- D’abord, laissons de côté les vieillards grincheux qui ont réveillonné avec une tranche de jambon et une tisane, et puis qui, une fois sous la couette, ne se sont pas sentis plus vigoureux que d’habitude. C’est que leur poireau n’a plus la queue verte – et voilà tout (1)
- Soulignons maintenant que la sexualité est – pour le corps – un effort. J’avais un coiffeur (les dames savent combien leur coiffeur est une source d’information et de conseils ; qu’elles sachent qu’il en va de même chez les messieurs) – mon coiffeur, donc, me disait qu’un coït, ça équivalait à 4 kilomètres de course à pied (compte tenu de sa corpulence, c’est un exercice qu’il ne devait pas réaliser tous les jours). Notre corps, il faut donc certes le nourrir : car même si ça n’équivaut pas à un marathon (quoique…), on ne peut pas sans dommage diviser ses forces, les une occupées à digérer un lourd repas, les autres à … comment dire ? besogner les dames – oui, c’est ça. La division des tâches, ça peut se faire, mais c’est toujours au détriment de l’efficacité ; on le voit tous les jours avec nos ordinateurs.
- Peut-être n’allons-nous pas encore au cœur du propos de Roger Peyrefitte. Car il parle de « désexualisation » terme très fort qu’emploient les freudiens, pour signifier que l’énergie libidinale est détournée de son but pour trouver à se satisfaire sans qu’on n’en reconnaisse la jouissance. Ce qui fait que si je mange un tournedos Rossini, mon plaisir est sans rapport avec un orgasme, mais que malgré tout ma libido se décharge sans que je ne m’en aperçoive – et que du coup elle perde de son intensité.
Heureux les pauvres et les affamés, car ils peuvent encore… (Lire la suite ici).
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(1) Uniquement pour ceux qui ne comprennent pas l’allusion, voir le Post consacré au maréchal de Bassompierre – L’homme qui se prenait pour un poireau.
Saturday, June 11, 2011
Citation du 12 juin 2011
Thursday, February 25, 2010
Citation du 26 février 2010
Si Dieu devait apparaître aux affamés, il n'oserait leur apparaître que sous forme de nourriture.
Gandhi
Je l’avoue : sans la polémique sur le restaurant Quick qui sert exclusivement des hamburger hallal, je n’aurais pas eu l’idée de citer cette phrase. Mais essayons d’élever le débat au-dessus de la vaine querelle…
Dieu ne saurait être systématiquement l’Etre resplendissant qui se cache dans le Buisson Ardent pour éviter d’aveugler Moïse – voir Exode ch. 3 (et bien sûr ce Post ). Ici, sa splendeur s’efface devant sa fonction : nourrir les affamés. D’ailleurs, qu’est-ce que c’est que ce Dieu qui est obligé de se cacher pour ne pas aveugler ? N’a-t-il pas le pouvoir de baisser la lumière, un peu comme on le fait avec la lampe du bureau ?
Mais je déraille : l’immensité divine ne saurait être plus (plus que l’infini) ; elle ne peut non plus être moins. Laissons donc ces cogitations laborieuses.
Mais retenons une chose : tous les attributs de Dieu sont
a – infinis ;
b – compatibles les uns avec les autres.
Or, dans ces attributs, il y a l’amour pour ses créatures. Dieu nous aime et il nous aime bien sûr d’un amour infini.
Cet amour peut se manifester de toutes sortes de manières, que moi, chétive créature, je ne saurais imaginer. Mais je sais au moins que cet amour doit déjà se manifester par une bienveillante sauvegarde – sans la quelle il n’aurait plus de créatures à aimer.
Voilà pourquoi Gandhi a raison de dire que Dieu doit apparaître aux affamés sous forme de nourriture.
Mais, ne blasphémons pas, s’il vous plait : pas question de dire que Dieu apparaît à certains sous forme d’un hamburger et aux autres comme étant d’une tranche de pastèque (sans parler bien sûr du pain et du vin). Non. En vérité Dieu n’apparaît pas dans la nourriture – il transparaît par elle. C’est la nourriture qui ne pourrait pas exister sans Lui : ainsi du pain quotidien.
Et ainsi surtout de la manne céleste (1).
(1) Lorsque les Hébreux sortirent d’Egypte et traversèrent le désert, Dieu fit tomber quotidiennement sur son peuple une nourriture céleste, ayant la consistance de la mie de pain. Grâce a cette manne, le peuple a pu se nourrir pendant tout son voyage vers la terre promise (Exode : 16,13-36).
Certaines traductions un peu plus littérales expliquent que la manne était comme de la gelée blanche répandue sur le sable du désert ; d’autres qu’elle ressemblait à des graines de coriandre (voir ici).
Thursday, August 14, 2008
Citation du 15 août 2008
Manger seul (solipsismus convictorii) est malsain pour un philosophe. (Voir la suite en annexe)
Kant – Anthropologie du point de vue pragmatique (Didactique anthropologique – Livre III, Du bien physique et moral suprême).
Quand je pense qu’on reproche aux philosophes en général, et à Kant en particulier, leur abstraction et leur inutilité pratique, je me dis que vraiment on ne les a pas lu. Il est vrai que Kant avait le chic pour trouver des titres d’ouvrages pas très vendeur…
Bref. Ne mangez jamais seul, surtout si vous êtes un philosophe. Et pas la peine de mettre votre assiette devant un miroir. Ce qu’il vous faut, ce sont des convives avec les quels avoir une conversation stimulante et légère, instructive et divertissante.
Je reprend brièvement son argumentation : si vous mangez seul, voici ce qui peut vous arriver (voir texte en annexe)
- D’abord, celui qui mange seul risque de « faire bombance » ; il s’épuise à manger (= à digérer) au lieu d’y puiser de nouvelles forces.
- En suite il va ruminer ses pensées et perdre sa belle humeur. C’est une idée omni présente chez Kant : on ne pense bien que si on communique à autrui nos pensées. La pratique solitaire de la pensée est en réalité une rumination psychologique aux effets déprimants.
- Enfin, il perdra l’occasion d’éveiller ses pensées à des « thèmes nouveaux », apportés par les convives.
Bref : ne mangez pas tout seul.
Mais ne mangez pas non plus avec n’importe qui. (1)
(1) Kant ne dit pas si le philosophe doit manger avec d’autres philosophes…
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Voici un extrait du texte :
Manger seul (solipsismus convictorii) est malsain pour un philosophe. Il ne se restaure pas (surtout s’il fait bombance tout seul), il se fatigue ; c’est une occupation qui épuise et non pas un jeu qui vivifie les pensées. L’homme entrain de manger, s’il est seul à table et s’il rumine ses pensées perdra progressivement sa belle humeur, mais il la recouvre si un convive lui fournit, par des trouvailles variées, des thèmes nouveaux qui le réveillent sans effort de sa part.
Quand une table est bien garnie et que la multiplicité des services n’a pour but que de prolonger la réunion des convives (cœnam ducere) l’entretien passe en général par trois étapes : 1) le récit ; 2) le raisonnement ; 3) la plaisanterie.
Suit des conseils pour mener la conversation dans un repas de bon goût, qui doit être à la fois intéressante, divertissante, sans rien qui puisse choquer les dames. (éd. Vrin, p. 129-130)
(On en trouve une vieille traduction –Tissot 1863 – en ligne ici)

