Monday, February 29, 2016
Citation du 1er mars 2016
Wednesday, November 12, 2014
Citation du 13 novembre 2014
Je sais bien que cette interprétation risque de scandaliser ceux qui trouvent dans ce proverbe africain l’idée que nos racines sont ce que nous avons de plus précieux, et que sans elles nous ne sommes plus rien. Et que si nous sommes perdus, la seule chose importante que nous ayons à faire, c’est de rebrousser chemin, de retourner au berceau de nos ancêtres. Evidemment, c’est à Ulysse que nous pensons, lui qui fut ballotté pendant 10 ans sur les flots, et qui ne voulait qu’une chose, c’est de retourner là d’où il venait : dans sa Patrie.
Sunday, October 27, 2013
Citation du 28 octobre 2013
Y’a que les routes qui sont belles / Et peu importe où elles mènent
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Tuesday, January 17, 2012
Citation du 18 janvier 2012
De ceux qui feuillettent fébrilement les brochures des voyagistes pour trouver le Tour Operator qui mettra au programme du voyage en Malaisie un détour par un village perdu en montagne où l’on vous fera assister à la Cérémonie du buffle ?
Et en plus, ces voyageurs-là ont des quantités d’appareils numériques pour photographier, filmer, enregistrer… Malheur à leurs amis qui accepteront l’invitation au barbecue de retour !
Bref : des gens comme ça, on n’est pas prêt d’oublier qu’ils ont voyagé, parce que en partant en voyage ils ne pensaient qu’au retour, ce n’est pas l’étrange nouveauté qu’ils visaient, mais une manière de briller dans leur environnement familier.
Mais vous,
Oui, c’est cela la différence : le retour.
Les uns ne partent que pour revenir, et encore : non pas plein d'usage et raison, mais les poches bourrées de clés USB.
Pour les autres, le retour est souvent une déroute – et c’est un peu le cas de Kerouac. A moins que le retour soit l’occasion de rêver au prochain départ. J’ai connu un jeune homme qui démissionnait de son job avant de partir en voyage, et qui ne rentrait qu’une fois épuisées ses ressources.
Celui-là, ce n’est pas pour raconter ses voyages qu’il rentrait chez lui, mais parce qu’il n’avait plus de thune.
Mais peut-être ses poches étaient-elles vides comme les poches crevées d’Arthur Rimbaud ?
Sunday, January 08, 2012
Citation du 9 janvier 2012
Jack Lang candidat aux législatives dans les Vosges ?
Selon plusieurs sources proches du PS, l'actuel député du Pas-de-Calais sera candidat socialiste à Saint-Dié, dans la deuxième circonscription des Vosges, un département où il est né voilà 72 ans. (Info de la presse en ligne)
Il y a quelque chose d’émouvant dans les pérégrinations de Jack Lang, à la recherche d’une circonscription de parachutage : personne ne souhaite voir l’éléphant socialiste prendre comme aire d’atterrissage une circonscription confortablement occupée par d’autres. On imagine la déception du brillant politicien, qui sait occuper tous les plateaux de télévision sans faire montre d’arrogance et néanmoins avec tout le brillant qu’on attend d’un héros français, lorsqu’il voit le peu de cas qu’on fait de son mérite.
Toutefois, avec Saint-Dié, voilà que la solution se dessine : sa légitimité ne saurait être contestée s’il s’agit de devenir le représentant de la circonscription où il vit le jour. Et cela, parce qu’il est naturel de revenir finir sa vie là où on l’a commencée, ou plutôt : de vivre entre ses parents le reste de son âge.
En sorte que, refuser à Jack Lang de se présenter à Saint-Dié, ce n’est pas seulement lui refuser de bénéficier de la sinécure de cette circonscription des Vosges ; c’est encore lui dire :
- Qui tu es, toi ? Passe ton chemin, on ne te connaît pas ici. Personne ne se présente pour dire de toi : oui, je suis son parent et je lui ouvre ma maison.
Avouez que c’est vraiment trop cruel.
Saturday, December 26, 2009
Citation du 26 décembre 2009
Sunday, October 12, 2008
Citation du 13 octobre 2008
Le plus lourd bagage pour un voyageur, c'est une bourse vide.
Proverbe allemand
Lorsque Jules Vernes invente le personnage de Phileas Fog pour son Tour du monde en 80 jours, il commence par le doter d’un solide compte en banque. Bien évidemment, on imagine que les voyages coûtent chers et que celui qui est sans argent ne peut voyager qu'à pied et sans assistance.
La problématique d’une telle accroche, c’est de se demander si voyager c’est aller loin (et en revenir of course), ou bien rencontrer des gens et des paysages nouveaux.
La question incluse dans ce problème, c’est de savoir si l’argent facilite la rencontre des gens et des paysages.
Pour ce qui est des paysages, disons que chacun sera bien capable d’apporter son opinion ; et qu’on accordera que pour découvrir le Grand Canyon du Colorado mieux vaut partir en avion qu’à pied.
Mais pour ce qui est des gens ? L’argent facilitera à n’en pas douter le premier contact, mais il s’agit alors de rencontrer des « prestataires de service ». Si vous êtes dans un pays « pauvre » alors vous ne serez qu’une « carte bleue sur patte », comme chaque touriste
Mais laissons ces expériences exotiques pour des cas plus proches de nous. Si vous est arrivé de passer une nuit dans un Gîte rural, une de ces fermes plus ou moins transformée, vous avez sans doute comme moi constaté combien la conversation avec la propriétaire des lieux peut être instructive. C’est là qu’on connaît son travail, ses doubles journées de fermière et d’hotesse, les raisons qui l’ont poussée à tout cela. Ce n’est plus l’argent qui nous sert alors – sauf si nous avons encore besoin d’un petit déjeuner. Et ce serait encore plus vrai si on avait frappé la porte d’une maison quelconque pour y passer la nuit.
Sous condition que, sans argent, on ne nous ait pas jeté dehors.
Tuesday, August 22, 2006
Citation du 23 août 2006
Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
Paul Morand - Eloge du repos
Parcourir l’espace, c’est accélérer le temps. Ne croyez pas que le génie d’Einstein soit nécessaire pour comprendre ça ; vous le savez déjà, surtout si vous pensez que les voyages forment la jeunesse. L’expérience apportée par une saison à traverser le monde, est identique à l’expérience d’une vie, saisie alors qu’on reste assis sur le seuil de sa porte. Et donc, au lieu d’attendre que le monde vienne à nous, allons vers lui.
Laissons de côté ceux qui ne voyagent que pour retrouver systématiquement toujours les mêmes paysages, les mêmes plages, les mêmes piscines d’hôtels. Que cherchons-nous dans les voyages ? Au retour des vacances, beaucoup répondront : « le dépaysement ». Pourquoi pas ? Mais on voit bien que le dépaysement n’est que la rupture du quotidien, rupture appelée à se refermer ensuite sans laisser de traces. D’ailleurs voyagerions nous si nous étions sûrs de revenir différent ? J’en connais qui répondraient « non ».
Mais surtout, je crains que cette thèse ne fasse la part trop belle à l’information, glanée au cours du voyage et oublie le moment de la compréhension. Car suffit-il de voir pour comprendre ? « Le microscope étourdit l’ignorant » disait Alain, soulignant ainsi que la connaissance ne se crée pas par l’information, mais qu’elle ne fait que s’enrichir par elle. D’ailleurs, c’est tout le problème de la vulgarisation : on peut vous dire « e=mc2 », et même développer un peu la formule. Vous n’y comprendrez toujours rien.
Que disent les philosophes ? Qu’il y a bien des voyages philosophiques, oui ; mais ils prennent du temps.
« Je hais les voyages et les explorateurs" dit C. Lévi-Strauss ; quant à Socrate, on sait qu’il n’a jamais quitté Athènes. Et que le voyage de Platon en Sicile n’a pas été une réussite.