Saturday, May 27, 2017

Citation du 28 mai 2017

Les mamans, ça pardonne toujours ; c’est venu au monde pour ça.
Alexandre Dumas / Louise Bernard


Chers Petits amis,
La Citation-du-jour vous offre ce joli dessin : imprimez-le, coloriez-le et offrez-le à votre Maman en lui disant :
« Bonne fête Maman chérie ! »

Ah !... que n’ai-je encore l’âge de ce petit – et ma jolie maman si douce pour lui apporter ma tendresse tous les jours et la remercier d’être là en ce jour de fête…
Une maman c’est ce moment de douceur et de tendresse toujours présents, toujours assurés, tels qu’on ne peut jamais en être privé : là où est la maman, là est aussi l’amour.
Moyennant quoi, on dira que la formule de Dumas est un peu courte : il faudrait dire que les mamans sont venues au monde pour aimer leur petit et que du coup elle lui pardonne tout.

Alors, oui : il en faut de l’amour pour pardonner toujours, comme le dit Alexandre Dumas ! Car seul l’amour peut pardonner. Je veux dire que s’il s’agit seulement d’oublier le mal qu’on nous a fait, le temps ou bien une heureuse disposition d’esprit peuvent suffire. Mais pardonner c’est faire que l’« après » soit comme l’« avant », ce qui revient à dire « Quoique tu fasses, tu ne peux détruire l’amour que je te porte ».
Mais est-il bien sûr que les mamans aiment, quoiqu’il en soit, leurs petits ? N’y a-t-il pas, comme dans n’importe quelle histoire d’amour des moments où elles ne peuvent plus les aimer ?
Qu’est-ce donc que cet amour maternel si profond et si permanent qu’il résiste à tout ?
Je dirais volontiers que c’est un amour qui, justement, ne se vit pas comme une histoire, qui aurait un début et une fin, et qui varierait selon les méandres de la vie. L’amour maternel ça commence avec la naissance du petit bébé et ça vit ensuite, sans jamais varier.

Car, voilà l’essentiel : une maman, c’est quelqu’un qui aime sans rien attendre en retour.

Friday, May 26, 2017

Citation du 27 mai 2017

En matière de procédure prud'homale, le principe de parité est appliqué dans l'organisation du bureau de jugement. Chaque affaire est entendue et jugée par quatre prud'hommes en nombre égal de salariés et d'employeurs, ce qui, en cas de partage des voix entraîne la nécessité de recourir à un juge départiteur.
Serge Braudo – Dictionnaire de droit privé.
Parité.
La parité n’a pas que du bon et là où elle est voulue par souci de justice, il arrive qu’elle ne soit pas supportable. Ainsi des jugements par répartition des voix lorsqu’un jury est constitué en nombre pair. On l’a vu avec Eschyle, lors du jugement d’Oreste : les juges se répartissant en nombre égal entre ceux qui voulait l’acquittement et ceux qui requéraient la peine de mort : il a fallu alors un juge extérieur – en l’occurrence Athéna – qui intervienne établissant l’inégalité bienfaisante. Il en va exactement de même lorsque dans les conseils de prud’hommes l’égale répartition des représentants du patronat et des salariés entraine l’égalité dans le vote du jury : on a dû créer des juges départiteurs, faute d’avoir une déesse à qui faire appel…
Summum jus, summa injuria : la plus grande justice est source d’injustice, ce qui signifie ici que l’égalité parfaite est proprement ingérable. D’ailleurs, on sait qu’elle est totalement artificielle puisque la nature elle-même ne la produit pas ; par exemple, il nait 105 garçons pour 100 filles. (Lire ici)
Restons sur cet exemple : il est en effet surprenant si l’on admet qu’il y a autant de spermatozoïdes XX (= filles) que XY (= garçons). D’où vient cette  inégalité qu’on ne peut attribuer à la Nature – d’autant que l’égalité Hommes/femmes à l’âge de la procréation est rétablie ? Les explications valent le détour, je vous les recommande !
Écoutez bien :
            - S’il y a plus d’embryons garçons que filles à la naissance c’est pour compenser par avance la plus grande mortalité infantile des garçons par rapport aux filles.
            - Et voici pourquoi il y a plus d’embryons garçons que d’embryons filles : « le spermatozoïde qui est porteur du chromosome Y (= celui des garçons) est plus léger, ce qui entraîne une infime différence de poids entre les deux types de spermatozoïdes, gage de succès pour féconder l'ovule » (science-et-vie.fr). Autrement dit, le spermato masculin court plus vite et il gagne donc la course à l’ovule.
Inégalité ? Oui, mais pas injustice, parce que Dame Nature veille : elle frappe de maladies infantiles les petits garçons plus que les petites filles, jusqu’à ce que le sexe-ratio soit rétabli à égalité.

Ainsi, même la nature pratique l’équité (proportionnalité) avant de songer à l’égalité (purement numérique).

Thursday, May 25, 2017

Citation du 26 mai 2017

Parité : état de ce qui est divisible par deux.
Une certaine parité d'essence (entre le dirigeant et le dirigé), je veux dire une parité essentielle dans la commune condition d'hommes voués au labeur, y serait [dans la chrétienté] à la base des relations d'autorité et de la hiérarchie des fonctions temporelles...
Maritain – Humanisme intégral.
Parité.
Durant les débats sur la représentation nationale à l’Assemblée, on assiste parfois  à des empoignades entre hommes et femmes (= féministes) à propos de la parité.
- Les uns affirment que lorsque sur les listes électorales les candidates sont aussi nombreuses que les candidats, alors la parité parfaite est assurée puisque le nombre total des candidats est parfaitement divisible par deux – autant de femmes  pour autant d’hommes. Dans « parité », il faut surtout entendre « nombre pair ».
- Les autres rétorquent que c’est poudre aux yeux, parce que les femmes candidates en position éligibles sont beaucoup moins nombreuses que leurs collègues masculins. Il faudrait plutôt faire appel à la parité essentielle pour reprendre la formule de Maritain.
Moyennant quoi on retombe sur le dilemme de la discrimination positive : d’un côté, on aurait les hommes qui s’affronteraient entre hommes dans une compétition acharnée faisant que seuls les meilleurs pourraient gagner ; de l’autre des femmes qui seraient, faute de candidates expérimentées, désignées à hasard ou presque, et qui arriveraient au pouvoir selon un ordre qui ne serait nullement celui du mérite.

Au fond, l’idée serait que, faute de valeurs discriminantes, les femmes seraient tirées au sort.
Situation provisoire, liée à la progressivité de l’ouverture de l’Assemblée Nationale aux femmes ? Ou bien situation essentielle, liée à une carence de valeur ?
- Mais quoi ? Ces dames n’auraient donc pas de mérite ? N’auraient-elles donc pas de valeur pour faire de la politique ? Ne pourraient-elles entrer en compétition que comme tricoteuses ou lavandières ?
Alors, on comprend que le débat soit acharné entre ceux qui n’accorderaient aux femmes qu’une parité simplement numérique parce qu’ils qui croient en la suprématie masculine ; et ceux (ou plutôt : celles) qui tiennent à la parité essentielle.

Attendons de voir ce que cela va donner : que le (la) meilleur(e) gagne !

Wednesday, May 24, 2017

Citation du 25 mai 2017

Première vieille : Les femmes ont décrété que, si un jeune homme convoite une jeune fille, il ne pourra jouir d'elle avant d'avoir commencé par faire la chose avec une vieille ; et, s'il ne veut pas d'abord prendre ce plaisir, et s'il convoite la jeune fille, les vieilles femmes auront le droit de le prendre et de le traîner par l'endroit sensible.  
Aristophane – L'assemblée des femmes




Parité.
Nous l’avons vu hier : chez Aristophane les femmes savent prendre le pouvoir, particulièrement quand la sexualité est en cause. Ainsi de ces  vieilles femmes qui, sans doute faute de plaire aux jeunes hommes et de trouver des vieux en état de fonctionner, mettent en place le principe du pack : qui voudra prendre une jeune femme devra prendre une vieille avec. Et pour sanction, s’il refuse, d’être outragé dans ses parties viriles.
On remarque aussi tôt que la différence entre femmes et hommes tient dans la puissance sexuelle : les femmes âgées sont encore en demande de sexe, alors que les hommes de leur âge sont impuissants à les satisfaire. Situation d’autant plus remarquable que, dans le même temps, les hommes restent (relativement) féconds alors que les femmes sont devenues stériles. Preuve, s’il en fallait, que le désir sexuel n’est pas lié à la procréation.
Mais preuve aussi que la sagesse qui s’exprime dans la vieillesse des femmes consiste à enregistrer ce fait : elles ne peuvent pas rivaliser avec les minettes qui, sur les dancefloors d’Ibiza obligent les cougars à danser toutes seules et à rentrer sans personne avec elles dans leur chambre d’hôtel. Et que, pour contrer cet effet désastreux de l’âge, la contrainte est la seule solution.
Du coup, nous prendrons acte qu’il s’agit-là d’une injustice et nous affirmerons que l’Etat devra veiller à rétablir l’équilibre en instituant pour les mariages des lots de femmes : 1 jeune + 1 vieille.
Une nouvelle forme de parité. –

Tuesday, May 23, 2017

Citation du 24 mai 2017

Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
Aristophane – Lysistrata
Malheureux, tu te ronges le sang pour avoir été frustré ! J'ai bien pitié de toi, hélas ! Car quels reins pourraient y tenir ? Quelle âme ? Quels testicules ? Quels flancs ? Quel braquemart tendu, privé des amours du matin ?
Aristophane – Lysistrata
 Il n'y a jamais de véritable volupté pour l'homme, si la femme ne la partage.
Aristophane – Lysistrata
On dit que Lysistrata est une comédie. Formellement, certes. Mais pour qui veut bien la lire au premier degré, c’est une tragédie. Oh ! Certes, pas au sens antique – mais, voyez plutôt : les femmes, sous l’impulsion de Lysistrata, ont décidé pour faire pression sur les hommes de se refuser à eux quand le besoin génésique s’éveille en eux. Ceux-ci en effet éprouvent très vite les effets de la continence sexuelle : privés des amours du matin (oui, chez les grecs de l’époque, on faisait crac-crac le matin) les voici embarrassés d’un encombrant braquemart (1), de testicules qui gonflent à en éclater, de crampes dans les reins. Sans parler du désir effréné qui obsède leur esprit.
Ils sont hommes dira-t-on, donc plus fort que les femmes : que n’en profitent-ils pour les forcer à écarter ces genoux qu’elles s’obstinent à tenir serrés ? Que ne les violent-ils pas ? – Après tout entre mari et femmes ce ne devait pas être un crime à l’époque.
Seulement voilà : il n'y a jamais de véritable volupté pour l'homme, si la femme ne la partage.
Sans le désir féminin, l’acte viril n’est rien d’autre qu’une sorte de masturbation et le fait que ça se déverse dans « le vase féminin » n’y change rien.
Le piège se referme : Lysistrata le sait. Les femmes ont le pouvoir de priver les hommes de jouissance sexuelle parce que décidément, le sexe ça se fait à deux, et que pour se trouver dans cette situation la simple copulation physiologique ne suffit pas. Le viol dans la mesure où il apporte une véritable jouissance à celui qui le commet n’est pas un acte sexuel. Il est une forme de meurtre au ralenti qui apporte au meurtrier le plaisir d’opprimer de faire souffrir et de détruire peu à peu un être humain.
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(1) Braquemart – subst. masc.
 Épée courte à large et lourde lame
− P. anal, lang. pop.  Membre viril : « Dérouiller son braquemard. » : Forniquer (CNTRL)

Monday, May 22, 2017

Citation du 23 mai 2017

Il faut être rameur avant de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire.
Aristophane
Ah !... L’expérience ! Depuis toujours elle a été l’objet de discussions et de contestations : les uns pour dire, comme Aristophane, qu’il faut avoir franchi toutes les étapes du processus de production pour prétendre commander ensuite ; les autres affirment qu’à faire cela on n’arrive au commandement que lorsqu’on est vieux et qu’on a perdu l’indispensable enthousiasme de la jeunesse.
Comme on le sait, la vie politique française vient de rencontrer ce dilemme,  avec l’élection d’un Jeune-Président qui n’a du gouvernement que peu d’expérience et du labeur politique aucun. Un blanc-bec sans expérience, qui à moins de 40 ans prétend commander des vieux routiers de la politique ? Et siéger dans des congrès internationaux ? Et parler d’égal à égal avec les grands de ce monde ? Fi donc !
Jamais rameur ; jamais vigie et pourtant déjà capitaine. Oui, telle est l’aventure de notre Jeune-Président. Et croyez-vous qu’on lui ait jeté cette inexpérience dans les jambes pour arrêter sa course au pouvoir ? Pas du tout ! Rien de rien !
Jeunisme contre culte des Séniors, tel serait donc le débat qui nous aurait dû nous agiter ? Peut-être, mais comme on s’en rappelle les attaques contre notre Jeune-Homme ont été bien différentes : au lieu de lui reprocher son manque d’expérience, c’est au contraire une trop grande expérience qu’on lui a reprochée. Seulement c’est de l’expérience de la banque qu’il s’agissait. On a dénoncé en lui le Banquier qui a été durant 2 ans chez Rothschild, période au cours de la quelle il serait devenu le financier qui livre le pauvre peuple aux actionnaires avides de le saigner aux quatre veines.

Tout se passe comme si dans la vie d’un homme il n’y avait place que pour une seule expérience formatrice : une fois passé par là, tout se referme et pour toujours vous êtes ce qu’on a fait de vous. Faites bien attention : si vous commencé à gagner votre vie en étant hôtesse chez McDo ou livreur chez DHL, alors vous le serez à  jamais quelques soient vos métiers futurs.