(2) Voir (ici) le cas de sainte Wilgeforte
Tuesday, October 10, 2017
Citation du 11 octobre 2017
(2) Voir (ici) le cas de sainte Wilgeforte
Friday, October 25, 2013
Citation du 26 octobre 2013
Es-tu dans le même doute, Socrate, pour [ces choses], qui pourraient te paraître ignobles, telles que poil, boue, ordure, enfin tout ce que tu voudras de plus abject et de plus vil? et crois-tu qu'il faut ou non admettre pour chacune de ces choses des idées différentes de ce qui tombe sous nos sens ?
Saturday, January 29, 2011
Citation du 30 janvier 2011

Sunday, December 27, 2009
Citation du 27 décembre 2009
Wednesday, July 30, 2008
Citation du 31 juillet 2008
La princesse de Portugal étant promise à Charles II, il envoya une flotte pour la chercher. On lui manda qu'elle étoit prête à s'embarquer et qu'on l'avoit fait raser. Il dit qu'il n'avoit que faire de cela et qu'il n'aimoit point le c... rasé. Les ministres, qui craignoit qu'il ne la renvoyât ou qu'il n'en eût du dégoût, ordonnèrent à l'amiral d'attendre jusqu'à ce que son poil fût revenu, et on fit la supputation combien chaque poil coûtoit à la nation.
Montesquieu – Spicilège
Les ministres de Charles II sont bien des bourgeois plus habitués à compter leurs pièces d’or qu’à calculer les manœuvres politiques.
Et en effet, penser devant une telle situation à la perte d’argent que représentait pour l’Etat portugais l’absence de poils pubiens de la princesse du Portugal ne viendrait à l’esprit d’aucun politicien véritable – je veux dire : aujourd’hui non plus.
Je n’ai pas d’anecdote aussi croustillante que celle que nous conte Montesquieu, mais l’actualité ne laisse pas de nous en livrer l’équivalent.
Prenez la visite à Paris en décembre 2007 du colonel Kadhafi : il se fait installer une tente de nomade dans les jardins de l’hôtel Marigny, qui est entièrement réservé pour sa suite, et on se demande s’il ne va pas en plus faire paître ses chèvres dans les jardins à la française. Et tout ça pour une visite qui n’en finit plus (8 jours je crois).
Croyez-vous qu’on va se soucier de savoir combien ces fantaisies coûtent au contribuable français ?
Absolument pas. En revanche, les camouflets que le chef d’Etat libyen inflige en public à Notre-Président, en imposant sa présence de dictateur, accusé de torture, de viol, de mépris des droits de l’homme, cet homme dont il doit serrer la main publiquement et sans mettre de gants… (1)
En politique, une seule chose a un prix c’est le pouvoir et tout ce qui va avec en terme d’honneur, de prestige, de gloire. L’argent ne relève pas de cette échelle de valeur.
Immobiliser une flotte entière pour une princesse : ça c’est prestigieux.
Se demander combien ça va coûter, ça c’est petit-bourgeois.
(1) Petite vidéo pour se remettre tout ça ne mémoire.
Saturday, May 06, 2006
Citation du 7 mai 2006
« Mais à moi particulièrement, les moustaches que j'ay pleines, m'en servent : si j'en approche mes gans, ou mon mouchoir, l'odeur y tiendra tout un jour : elles accusent le lieu d'où je viens. Les étroits baisers de la jeunesse, savoureux, gloutons et gluants, s'y collaient autrefois, et s'y tenaient plusieurs heures après. »
MONTAIGNE - Essais - Livre I Chapitre 55 - Des Senteurs
Alors voilà : il suffit que ce soit Montaigne qui nous raconte l’avantage qu’il y a à avoir des moustaches pour qu’on s’extasie ! Moi je dis non ! C’est dégoûtant !
Le défi du jour : que dire qui rattrape cette inconvenance ? Seule la science peut s’aventurer sur ce terrain avec la justification de découvrir et de faire connaître la vérité.
En réalité, ce rejet de l’odorat vient de loin. Déjà Platon ne le retenait pas dans la liste des sens dont la satisfaction puisse être considérée comme esthétique ; et Hegel en rajoute en disant que l’odorat (comme le toucher et le goût) nécessite le contact matériel avec ce qui produit la sensation (oui, même pour l’odeur), et qu’il n’est donc pas « spiritualisable » comme peuvent l’être la vue et l’ouïe (qui ne nécessitent pas de contact physique avec l’objet visible ou audible).
Et de fait il semble que l’effet de l’odorat soit trop puissant pour qu’on ne le canalise pas, pour qu’on ne se méfie pas de lui. Comment surmonter le dégoût suscité par le malpropre de clochard qui vient s’asseoir près de vous dans le bus ? La charité chrétienne s’y épuise. Inversement, peut-on résister à l’attirance de l’odeur agréable quelle que soit sa nature ? La marchande de poulet rôtis du marché, comme les parfumeurs ont la même arme. Qu’on lise le fascinant roman de Patrick Suskin Le parfum pour y trouver une description de ce pouvoir : le maître de l’odeur est le maître des hommes…
Voilà : maintenant vous êtes au parfum
