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Saturday, August 19, 2017

Citation du 20 aout 2017

… Un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd’hui le meurtre de leur semblables.
Leonard de Vinci
Attention ! Ce post contient une image susceptible de heurter certaines sensibilités.

Etes-vous végan ?
Difficile à dire : les idées sont souvent si confuses dans ce domaine que la simplicité n’est la plupart du temps que de la simplification.
Pour le dire rapidement, on est végan quand on a des sentiments très forts qui exigent le respect de la vie des animaux et qui imposent silence à tous les autres.

Un peu compliqué comme critère ? Besoin d’un test simple et définitif ?
Bien. – alors, regardez cette photo :



… Si vous lisez ces lignes, c’est que vous n’avez pas fui cette image d’un clic rageur. C’est donc que vous avez un début de réponse à ma question.
Car c’est quand même une image difficilement supportable :
            - Déjà, on éprouve un sentiment-boomerang : l’horreur de voir une femme traitée comme une carcasse de porc, fait prendre conscience en retour comment sont traitées ces carcasses. Donc dégoût – donc décision irrévocable : ne plus jamais en manger pour que tout ça n’arrive plus.
            - Mais n’y aurait-il pas aussi une excitation qui serait habituellement fortement refoulée, consistant à considérer une femme comme un morceau de barbaque dans le quel on fait ses petites affaires ?
C’est cela qui vous dégoute ? Est-ce donc cela qui vous tente ?

Non n’est-ce pas…

Saturday, May 24, 2014

Citation du 25 mai 2014


L'enfant reconnaît sa mère à son sourire.
Virgile
Aujourd’hui c’est le jour de la fête des mamans.
- Je suis obligé de le reconnaitre : j’ai trop souvent profité de cette occasion pour ironiser sur le dévoiement commercial que représente cette fête par rapport au pur amour qui lie l’enfant et sa maman.
C’est sérieusement que je reviens aujourd’hui à l’essentiel : cet amour de la maman pour son petit enfant est tellement caractéristique qu’on peut l’identifier au sourire qui éclaire le visage de la Maman.
Voyez ce tableau de Leonard de Vinci, le peintre du sourire (1). 


Il réunit deux mamans sur la même image : Sainte Anne, mère de Marie ; Marie mère de Jésus. On a beaucoup glosé sur ce tableau (2), et peut-être est-il bon, en ce jour où l’on célèbre les mamans, de se contenter d’y retrouver une image de l’intimité, avec cette mère qui a sa grande fille sur ses genoux, comme si elle n’avait que 5 ans ; et cette maman (Marie) qui attire vers elle son petit qui enfourche intrépidement un agneau. Et par-dessus tout, le sourire attendri de Sainte Anne, qui contemple sa fille devenue mère.
Oui, on surimpose sur cette image toutes sortes d’intentions qui nous font oublier l’essentiel : quand on veut peindre un sourire, on peint une maman.
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(1) Oui, j’ai déjà utilisé hier  cette œuvre de Leonard de Vinci: mais une fois de plus n’est pas une fois de trop.
(2) Même Freud : voir ici.

Friday, May 23, 2014

Citation du 24 mai 2014



C'est là un des secrets des mamans. Elles ne renoncent jamais à l'idée de revoir leurs enfants.
Joseph Roth – La crypte des Capucins
Fête des mamans (J-1)
On reconnait un écrivain au fait qu’il trouve un chemin neuf pour nous amener là où nous avons toujours été – pour nous faire découvrir ce que nous avons toujours su. C’est ce que nous constatons aujourd’hui avec Joseph Roth.
Les mamans ne renoncent jamais à l'idée de revoir leurs enfants. Ce qui revient à dire que leur petits, même devenus grands, restent leurs petits. On en voit une éclatante confirmation avec ce tableau de Leonard de Vinci Saint Anne, la Vierge et l’enfant : on y voit Marie, une grande et belle femme adulte, familièrement assise sur les genoux de sa mère présentée comme une femme mûre, certes mais en pleine possession de ses forces.
Oui, Marie quoiqu’adulte est encore cette enfant qu’Anne a bercée quand elle était petite (1). Cela on le sait, mais il faut que Joseph Roth nous le rappelle : dans chaque maman reste, intégralement, ce petit qu’elle a porté autrefois ; cet amour pour son enfant est resté inchangé parce que l’enfant lui-même est resté tel qu’il était.
Le sourire de Sainte Anne nous dit : cet enfant que je couve d’un regard attendri, c’est Marie, ma fille – il n’est que secondairement pour la mère de Jésus, mon petit-fils.
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(1) Pour mémoire ajoutons que Marie est l’enfant du miracle, puisqu’Anne étant stérile, il fallut une intervention divine pour qu’elle enfante Marie.

Monday, March 17, 2014

Citation du 18 mars 2014



Je le supris [Reverdy] habillé comme un milord, dans une boîte de nuit (...), s'écoutant parler de poésie, se prenant pour le nombril du monde, pontifiant.
Cendrars – Bourlinguer (1948)
Au-dessous du nombril, il n'y a ni religion ni vérité.
Proverbe italien

On considère généralement le nombril comme symbolisant le centre : celui du monde, ou plus modestement, celui de l’homme.
Toutefois, si on passe du symbole à la réalité, on peut se demander : le nombril est-il le centre du corps de l’homme ? Même si on ne prend pas ce centre pour une origine liée à la naissance (1), cette certitude était étayée par une étude de Vitruve, dont voici l’analyse : « Vitruve, architecte de la Rome impériale, était convaincu qu’un homme se tenant bras et jambes écartées s’inscrit parfaitement dans un cercle et un carré, soit les figures géométriques parfaites ; dans un cas comme dans l’autre, selon celui-ci, le centre du corps ne peut être que le nombril. »
Ce que Leonard de Vinci voulut vérifier en traçant ce célèbre dessin :


Leonard de Vinci – L’homme selon Vitruve
« Or en dessinant "l'homme de Vitruve", l'un des dessins les plus célèbres du monde, Léonard de Vinci prouve que la figure humaine peut, certes, s'inscrire dans un cercle comme dans un carré, mais seulement à condition que les deux formes ne soient pas concentriques, car le centre du corps varie selon les cas de figure : c'est bien le nombril pour le cercle, mais il se situe au niveau du pubis pour le carré » (A lire ici)
Voilà : malgré toutes les imprécations que je vais m’attirer, je dois souligner ce fait : l’homme a deux centres, l’un qui est en effet le nombril ; et l’autre qui est le pubis – avec tout le bazar qui s’y trouve.
Est une raison pour dire : « Au-dessous du nombril, il n'y a ni religion ni vérité. » ?
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(1) Pour mémoire, chez Platon le nombril provient non de la naissance, mais de la cicatrice laissée par la coupure qui a séparé les androgynes en deux êtres différents (Banquet, texte à lire ici)