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Thursday, September 26, 2013

Citation du 27 septembre 2013


Quelle est la supériorité sur laquelle le Coran et la Bible sont d'accord? - - Celle de l'homme sur la femme. - - Vous partagez cet avis, monsieur Yanne? - - Non. Je trouve que pour faire la vaisselle la femme est meilleure!
Jean Yanne – J'me marre
Encore un préjugé bien machiste… Heureusement, La Citation-du-jour veille !
Dans un élan de justice, nous notions hier qu’il faudrait un contrat pour savoir si l’épouse aurait – ou non – à faire la vaisselle. Il pourrait comporter une clause comme celle-ci :
- Contre rémunération (à fixer ci-après) ou contre un échange de service, madame acceptera de faire la cuisine, la vaisselle, le ménage et l’entretien du linge.
… Mes lectrices elles ne manqueront pas d’observer qu’un contrat ça peut être réversible : l’époux pourrait accepter de rendre un service d’homme de ménage en échange d’une rétribution appropriée.
Oui mais, justement : en échange de quoi les hommes accepteraient-ils de faire la vaisselle à la place de madame ?
Les sociologues se sont penchés sur la question et ils l’ont découvert : les hommes qui font la vaisselle ont une meilleure vie sexuelle.
Vous ne me croyez pas ?
Allez sur ce site, et vous lirez que, selon monsieur Coleman, sociologue, « Les femmes disent ressentir plus d’attirance sexuelle et plus d’affection envers leurs maris s’ils participent aux tâches ménagères ».
Vous ne me croyez toujours pas ? Alors, regardez cette photo, issue du même site :


Le large sourire du monsieur ainsi que sa tenue d’homme-à-tout-faire vous le prouvent : effectivement, les hommes qui font la vaisselle doivent être prêts à éteindre le feu qu’ils sont en train d’allumer.

Wednesday, November 23, 2011

Citation du 24 novembre 2011

On fait des reproches à un amant ; mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?

Madame de La Fayette

Commentaire 2.

Après nos variations sur l’homme, venons-en à l’essentiel : Madame de La Fayette nous pose cette question : un amant qui n’aime plus sa maitresse est-il encore un amant ?

--> Qu’est-ce qu’un amant sans amour ?

Le philosophe répondra en faisant référence au concept : de même disions-nous (1) qu’un couteau sans lame et sans manche n’en est plus un, parce qu’on touche à ce qui le définit – de même un amant se définit par ce fait qu’il aime, et il suffit de lui retirer cette caractéristique pour qu’il devienne … Qu’il devienne quoi au juste ?

Ceux qui ont lu mon Post d’hier répondront : l’amant sans amour n’est autre qu’un mari.

Voire… Mais admettons.

Par contre pourrons-nous aller jusqu’à la réciproque : « un mari avec amour – je veux dire : avec amour de sa femme – est un amant » ?

Chez Madame de La Fayette ça ne risquait pas d’arriver : les amants meurent avant d’avoir eu le loisir de se marier.

Chez nous, les amants certes peuvent se marier, mais on voit rapidement que le mari fait la peau à l’amant. Et si ce n’est pas le cas on est dans l’exception tellement exceptionnelle qu’on en fait une chanson.

Mais les juristes diront que les amants se définissent par le fait, justement qu’ils ne sont pas unis par contrat, ce qui est le cas des mariages.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’amant ne s’engage pas vis-à-vis de son aimée, ainsi que nous le chante Brassens et sa non demande en mariage : « J’ai l’honneur de ne pas te demander ta main / Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin ».

Voilà donc la différence spécifique entre l’amant et le mari : l’un s’engage par serment et l’autre par contrat.

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(1) Citation du 21 septembre 2007 : « « Inventaire d'une collection d'ustensiles se trouvant dans la maison de Sir H. S. : 1. Un couteau sans lame auquel manque le manche. […] » Hans Georg Lichtenberg.

Tuesday, November 22, 2011

Citation du 23 novembre 2011

On fait des reproches à un amant ; mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?

Madame de La Fayette

Madame de Lafayette a une façon elliptique de s’exprimer : c’est ce qui fait son élégance et son efficacité. Comme on est loin de la lourdeur de notre pauvre langue d’époque sarkozyenne... Pour développer sa pensée, deux commentaires ne seront pas de trop.


Commentaire 1.

Les femmes au 17ème siècle avaient beaucoup de chance : elles n’avaient pas à attendre de leur mari qu’il les aime. Pour cela elles avaient leurs amants – quant au mari, il assurait l’intendance et basta !

Réciproquement, on peut facilement imaginer que les maris ne demandaient pas les mêmes choses à leurs épouses et à leurs maitresses. Cette façon de concevoir les choses a duré – et bien au-delà du siècle de madame de La Fayette : encore au 19ème siècle on voit que les maris entretenaient des liaisons extra-conjugales quand ils en avaient les moyens, ou qu’ils allaient au lupanar sans que quiconque s’en étonne : il n’aurait quand même pas fallu attendre des épouses qu’elles donnassent (1) à leur mari ce que leur maitresse leur consentait.

-->Y compris l’amour ?

Bien entendu : les bourgeois du 19ème siècle pouvaient avoir des poules pour satisfaire leur libido ; ils n’auraient pas songé à leur demander en plus de l’amour.

J’imagine que la division des rôles à l’époque de madame de La Fayette allait encore plus loin : outre le mari il y avait de la place pour deux types d’amants : l’un pour les sentiments (celui à qui on peut reprocher de n’avoir plus d’amour), et encore un autre pour la jouissance. C’est Brantôme qui nous éclaire sur ce sujet : les dames galantes n’hésitent jamais, nous dit-il, à faire cocu leur mari quand l’occasion s’en présente (2).

J’imagine donc qu’à l’époque de madame de La Fayette, chaque femme avait besoin de trois hommes pour la satisfaire :

- un mari ;

- un amant de cœur ;

- un amant de lit.

Pensez-donc, mesdames, à la tragédie des hommes modernes, qui doivent maintenant assumer tous ces rôles à la fois (sans compter ceux de papa-poule, de plombier et de pelleteur de neige en hiver). Alors, que les féministes gémissent sur les pauvres femmes qui doivent être des épouses, des ménagères, des mères, et en plus qui doivent être des femmes d’action et faire carrières : pourquoi pas ? Mais sont-elles les seules à plaindre ?

(A suivre)

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(1) Ça, je n’ai pas pu l’éviter ; c’est l’influence de Madame de Lafayette…

(2) Le premier discours de cet ouvrage s’intitule d’ailleurs : « Sur les dames qui font l’amour et leurs maris cocus »

Sunday, May 29, 2011

Citation du 30 mai 2011

Un mari idéal est celui qui ne boit pas, sait faire la cuisine, le lavage et le repassage et de plus est célibataire !

Anonyme

Passons sur le paradoxe qui anime cette phrase : trouver un homme qui soit un mari et en même temps un célibataire ? C’est possible, ça ? – Oui, à condition de décaler dans le temps : le mari idéal est idéal parce que disponible pour la femme qui le convoite. Célibataire, mais pas pour longtemps.

Qui est donc ce mari idéal ? Quelqu’un qui fait le ménage, la cuisine, le lavage et le repassage : en bref, c’est un domestique, capable de décharger la maitresse de maison de toutes ces tâches, afin que la housewife ne soit plus desperate.

Bien entendu on conclura que notre Anonyme est une femme, qui sans doute n’a pas voulu révéler son identité de peur d’être taxée de sexisme.

Mais si l’on poursuit un peu la réflexion, on se dira aussi qu’on est en face d’un sketch de psychodrame lorsque les patients se mettent à jouer le rôle de leur partenaire – et réciproquement. Plutôt que de demander aux hommes de dire ce qu’ils savent de leurs épouses, demandons-leur à elles comment elles voient le mari idéal : c’est comme ça qu’on saura qui elles sont.

Venons-en maintenant à l’essentiel : messieurs comptez-vous devenir l’homme idéal de notre citation ? Brrr…

Et nous, comment voyons-nous la femme idéale ? En supporter du PSG, affalée sur le canapé devant la télé buvant de la Kro et éructant des insultes contre l’arbitre ?

Si c’est le cas, moi je vous le dit tout net : nous n’avons pas les mêmes valeurs !

Moi, je vois la femme idéale comme manager d’entreprise (1) - ou peut-être directrice du FMI - mais qui en plus serait également exploratrice en Amazonie et championne de saut à l’élastique.

Si vous avez le bon profil, écrivez-moi.

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(1) La femme idéale ? « Atomic » Anne (Lauvergeon).