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Saturday, October 08, 2016

Citation du 9 octobre 2016

Premier soir. Que la Terre est une Planète qui tourne sur elle-même, & autour du Soleil.
Second soir. Que la Lune est une Terre habitée.
Troisième soir. Particularités du Monde de la Lune. Que les autres Planètes sont habitées aussi.
Fontenelle – Entretiens sur la pluralité des mondes

Dimanche, jour de félicité tranquille : La Citation-du-jour vous offre une page d’interrogation métaphysique apaisée.

- Sommes-nous seuls dans l’Univers, ou bien d’autres mondes habités existent-ils ? On aura reconnu dans cette question fort spéculative les prémices d’une question bien plus angoissée qu’on se pose aujourd’hui : alors que nous sommes entrain de ratatiner complètement notre planète, n’y en aurait-il pas une autre où nous pourrions trouver refuge quand toute notre vieille terre aura fini de cramer ? D’où cette question posée par une revue de vulgarisation scientifique : « L’exoplanète Proxima b est-elle grande et poreuse comme une meringue ? Ou dense comme une boule de pétanque ? » (Scienceetavenir.fr)
 - Rassurez-vous braves gens, j’ai réussi à trouver une représentation claire et nette de notre univers, que voici :
Rèderie d’Amiens. Cliché J-P Hamel
Croyez-vous comme Fontenelle que la Lune et Mars soient des planètes habitées que nous pourrions coloniser ? Amusant mais le sujet mérite un peu plus de sérieux, ne croyez-vous pas ?
En fait je serai plus nuancé. C’est vrai que nous ne sommes pas naïfs au point de croire qu’une migration de l’humanité sur une nouvelle planète soit concevable. Mais en même temps, nous ne croyons pas que ce soit nécessaire, car depuis très longtemps nous nous sommes habitués à ce que le progrès remplace par ses nouvelles découvertes les sources de matière première qu’on venait d’épuiser. Par exemple, le bois, remplacé depuis longtemps par le fer, le plastique, le béton etc. ce qui nous permet d’avoir aujourd’hui plus de forêts qu’au 18ème siècle.
Point n’est besoin de chercher de nouveaux mondes à coloniser. Ce que le progrès a détruit, le progrès le reconstruira ou pas...

Bon dimanche, chers lecteurs.

Wednesday, November 14, 2012

Citation du 15 novembre 2012



Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le "pourquoi" du phénomène serait ramené au "comment".
Schopenhauer – Le monde comme volonté et comme représentation
L'homme est un animal métaphysique
Schopenhauer – idem, Seconde partie, chap. XVII
Commentaire I
Laissons pour un instant la rigueur du vocabulaire (1), pour ne retenir cette distinction : la métaphysique est la science qui répond au Pourquoi ? alors que la science proprement dite (matérialiste) ne peut répondre qu’au comment ?
Mais il reste que la science nous apporte chaque jour la réponse à bien des problèmes  que nous posent nos besoins, résolus grâce aux techniques qu’elle a permis d’inventer. Avons-nous donc de nos jours, comme le dit encore notre philosophe allemand, besoin de résoudre des questions métaphysiques ? Avons-nous  encore un besoin que la science du Comment ? ne résoudrait pas ?
Justement : Schopenhauer dit aussi (lire ici) que le matérialisme est insuffisant parce qu’il ne peut satisfaire le besoin de connaitre qui est viscéral chez l’homme : celui de savoir le Pourquoi ? des choses et de lui-même. Il fait sienne la thèse d’Aristote selon laquelle il s’agit d’un étonnement fondamental : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien du tout ?
Pour Aristote, ce besoin n’a pas à être justifié parce qu’il est absolument premier : il est le Pourquoi ? qui, une fois résolu, répond à tous les Comment ? Exemple : Pourquoi y a-t-il sur terre des hommes plutôt que pas d’hommes du tout ? Réponse : parce que Dieu a voulu qu’un être à son image la peuple et tire profit de la création. Tous les Comment ? sont du coup résolus : J’ai le droit d’exploiter la terre entière parce qu’elle n’existe que pour ça.
- Et je peux aussi la fracturer pour en extraire des gaz de schistes ?
- Bien sûr, puisque Dieu a fait les gaz de schistes exprès pour nous.
A suivre
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(1) Le vocabulaire philosophique veut en effet que le matérialisme soit une doctrine elle-même métaphysique, affirmant que tout ce qui est, provient de la matière – y compris l’esprit ; et que, comme tel, il s’oppose non à la métaphysique mais au spiritualisme.

Friday, May 18, 2012

Citation du 19 mai 2012


Le spectacle de la machine qui produit du sens dispense l’homme de penser.
Jean Baudrillard
La machine et la pensée – II
Aujourd’hui nous disperserons le préjugé de Baudrillard en montrant que certaines machines ne nous donnent pas  seulement à penser : elles agissent sur la source même de nos pensées, je veux dire : notre inconscient.


Claude Shannon – The ultimate machine

Telle est cette machine, qu’on voit fonctionner ici (attention, restez vigilant : un battement de cil et vous avez raté l’essentiel). Pour l’essentiel, elle consiste en un interrupteur qui déclenche la mise en route d’un bras qui l’éteint aussitôt.
On a employé à son propos d’expressions telles que : machine ultime, voire même de machine métaphysique. Poussé par la curiosité, j’ai recherché si le Net avait d’autres réflexions à me suggérer, et là, je me suis embourbé dans des sites innombrables consacrés à la console de jeu Nintendo et au comportement des Nintendo’s kids. Bizarre…
Plus sérieusement c’est une machine métaphysique en ce sens qu’elle montre l’essentiel de l’existence : toute existence tend vers sa propre disparition. Non pas en ce que, arrachés au néant, de multiples forces extérieures s’appliquent à nous y renvoyer. Mais bien parce que l’existence par elle-même vise son propre anéantissement. C’est une machine « métaphysique » sans doute parce qu’elle montre que l’existence a pour but l’inexistence et que, pour paraphraser Hamlet, on devrait dire : « To be for not to be ».
On peut vouloir échapper à cette effroyable conclusion en disant que Shannon a modélisé un type de comportement très banal et bien connu, comme la dissuasion nucléaire, la Bombe qui n’existe que pour qu’on n’ait pas à s’en servir.
… N’empêche : quand je vois la main s’abattre sur l’interrupteur, il y en moi un petit frisson – c’est Thanatos (1) qui ricane.
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 (1) « Deuxième théorie des pulsions
…Les pulsions de mort et de destruction, ou thanatos ont pour but la dissolution des assemblages, le but dernier de tout être vivant étant le retour à l’inorganique. » Si nécessaire : lire ici

Wednesday, March 04, 2009

Citation du 5 mars 2009

Mettons à la fin de presque tous les chapitres de métaphysique les deux lettres des juges romains quand ils n'entendaient pas une cause : N.L., non liquet, cela n'est pas clair.
Voltaire – Dictionnaire philosophique
Ah… Que les publicistes ont raison, eux qui claironnent que sans la publicité notre vie serait bien fade…Mais, leur modestie dut-elle en souffrir, il faut admettre que leurs créations vont parfois encore plus loin qu’ils ne l’auraient cru.
Qui donc aurait osé nous proposer un tel abîme de réflexion en juxtaposant la nonne et le derrière de dentelle métaphysique ?
Leçons de métaphysique.
– Principe général : la métaphysique n’existe que comme problème. Ne lui demandez pas de solution, mais exigez que le problème soit clairement posé.
Si vous lisez Heidegger, en arriver là, ça sera déjà très bien.
– La leçon n°38 nous invite à nous interroger : Devons-nous choisir – comme Pascal nous le recommande – de renoncer aux plaisirs sensuels pour gagner notre paradis, ou bien au contraire, pariant que Dieu n’existe pas, devons-nous adorer les petites culottes Aubade ?
– Conclusion : du temps de Voltaire, la critique de la métaphysique est « Non liquet ». Du temps de la métaphysique-Aubade, son expression est « Non liquette ».



Thursday, January 15, 2009

Citation du 16 janvier 2009

Je ne puis pardonner à Descartes : il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir se passer de Dieu ; mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement ; après cela, il n'a plus que faire de Dieu.

Blaise Pascal – Pensées

1 – Pascal est bien injuste avec Descartes : lui, qui prend grand soin de dire que Dieu produit le monde et moi même à chaque instant par le même acte par le quel il l’avait créé au premier jour. Car, voici ce qu’écrit justement Descartes :

[…] tout le temps de ma vie peut être divisé en une infinité de parties, chacune desquelles ne dépend en aucune façon des autres; et ainsi de ce qu'un peu auparavant j'ai été, il ne s'ensuit pas que je doive maintenant être, si ce n'est qu'en ce moment quelque cause me produise et me crée, pour ainsi dire derechef c'est-à-dire me conserve.(1)

A l’instant même où je trace ces lignes, Dieu est là, derrière moi ( ?) qui me recrée tel que j’étais au moment où j’ai commencé à les écrire.

2 – Par contre, c’est plutôt l’opinion de Buridan que brocarde Pascal :

Dieu a imprimé dans les corps célestes des impetus qui à leur tour les meuvent sans qu’il lui faille intervenir sinon sur le mode de l’influence générale qui le fait coopérateur de toute action, en sorte qu’au septième jour il a pu se reposer c'est-à-dire cesser toute action visible et remettre les unes aux autres ces actions et passions… » (2)

3 – Sauf erreur (et on voudra bien me la signaler), Pascal critique la physique de Descartes (qu’on peut bien appeler sa philosophie, mais non toute sa philosophie) : une chose est de dire comment fonctionne le monde et alors l’action de Dieu peut être omise, puisqu’il a créé les lois de la nature et qu’ordinairement, il ne fait pas de miracle (3). Une autre chose est de dire comment il se fait que le monde matériel qui n’a pu se créer soi-même peut continuer d’exister.

On pourrait dire que l’inertie n’est pas un principe ontologique, mais seulement une propriété mécanique.


(1) 3ème méditation métaphysique. On a aussi évoqué cette question il y a peu ici même.

(2) Buridan – Questions sur le livre huitième de la physique. (Non, Buridan n’a pas fait que contempler son âne crever de faim et de soif.)

(3) Ou plutôt, il s’abstient d’en faire, encore qu’il le puisse, parce que les lois du monde étant sa création, il n’a sans doute pas de raison d’aller à leur encontre.

Sunday, January 11, 2009

Citation du 12 janvier 2009

Agnosticisme :

Le fait que le pourquoi se pose en moi, n'implique pas l'existence d'un parce que qui me soit accessible.

Félix Le Dantec – L'athéisme

Le fait que nous ayons des questions sans réponses ne prouve pas que les questions ne doivent pas être posées.

Mais cet agnosticisme ne prouve pas non plus que nous ayons à nous poser des questions insolubles : il ne porte que sur le degré de la certitude de la réponse.

Les athées rencontrent souvent des gens qui leur disent : si Dieu n’existe pas, dites moi s’il vous plaît comment vous expliquez tout ce qui existe, le ciel et les étoiles, l’océan et la terre, les petites fleurs et les animaux – et vous-même ?

Bien entendu ces gens-là n’ont pas vraiment réfléchi : ils vous questionnent sur le comment (à propos du quel la science justement à des réponses) et non sur le pourquoi qui seul aurait de la consistance : dites-moi pourquoi il y a un univers plutôt que rien, et pourquoi vous existez – et quel est le sens de votre vie ?

Rappelons que depuis bien ses siècles, en particulier depuis Auguste Comte, la philosophie a appris qu’il y avait des questions qui n’ont pas de consistance, des questions qu’on peut verbalement poser, mais qui n’impliquent aucune réponse – entendez, non pas que les réponses sont inaccessibles à notre entendement, mais tout simplement qu’elles n’existent pas.

Cette idée qu’il y a des questions qu’on ne doit pas poser, non pas parce qu’elles sont indiscrètes, ni parce qu’elles nous dépassent, mais bien parce qu’elles ne se posent pas, est vraiment une idée qu’on a du mal à assimiler.

Kant reprochait à ceux qui posaient de pareilles questions « de donner ainsi le spectacle ridicule de deux hommes dont l'un (comme disaient les anciens) trait le bouc pendant que l'autre présente un tamis » (1)

Voilà qui aurait pu être la Citation du jour…


(1) Kant - Critique de la raison pure. 2ème partie, Logique transcendantale, III

Il est vrai que Kant se rattrape en faisant de l’existence de Dieu un postulat de la raison pratique, qui est une hypothèse (et non un dogme) validant la vie morale. Autrement dit, nous avons une réponse même là où nous ne devons pas poser de question.

Thursday, May 29, 2008

Citation du 30 mai 2008

Aussi loin qu’on remonte en arrière à des états antérieurs, on ne trouvera jamais dans ces états la raison complète, pour la quelle il existe un monde et qui est tel.

Leibniz – De la production originelle des choses prise à sa racine. (Traduction Schrecker, p. 83)

La métaphysique et la science sont depuis l’origine séparées par ce clivage : l’une pose la question de l’origine absolue, cause première – l’inconditionné ; l’autre pose la question de l’enchaînement des phénomènes dans le temps – le conditionné.

Qu’il y ait du conditionné sans condition première ; autrement dit qu’il y ait un univers sans créateur (une horloge sans horloger aurait dit Voltaire), voilà ce qui choque la raison humaine, et depuis Kant on est résigné à admettre que le refus de cette opposition fasse partie de la nature humaine.

Résigné parce qu’on sait qu’on ne parviendra jamais à répondre scientifiquement à la question : « Pourquoi y a-t-il un univers plutôt que rien du tout ? »

Résigné… pas tout à fait.

On commence ces jours-ci à mettre en service l’accélérateur de protons qui se situe à la frontière franco-suisse (le L.H.C.). Or, voilà que dans leur programme de recherche, les scientifiques, à côté de la mise en évidence de particules aux noms plus ou moins exotiques, vont essayer de savoir pour quoi l’univers existe encore.

En effet, lors du Big Bang, on admet que sont apparues autant d’anti-matière que de matière: dès lors l’univers était condamné à disparaître à peine né, puisque matière et anti-matière ne font pas bon ménage. Or, voilà que la matière s’est « imposée » : d’où vient cette dissymétrie ? Pourquoi y a-t-il un univers plutôt que pas d’univers du tout ?

Wednesday, April 23, 2008

Citation du 24 avril 2008

Pourquoi ma connaissance est-elle bornée ? Ma taille ? Ma durée à cent ans plutôt qu'à mille ? Quelle raison a eue la nature de me la donner telle, et de choisir ce nombre plutôt qu'un autre, dans l'infinité desquels il n'y a pas plus de raison de choisir l'un que l'autre, rien ne tentant plus que l'autre ?

Blaise Pascal Pensées

La philosophie est-elle l’art de poser des questions ? Est-elle l’art de transformer des questions que tout le monde comprend en questions que plus personne ne comprend (cf. Post du 18 avril) – histoire de ne pas être embêté par la réponse ?

Bon, si vous y tenez… Mais disons alors que la philosophie c’est aussi l’art de réfuter les questions qu’on n’a pas à poser.

--> Et c’est vrai que lorsque l’on compare la durée de notre vie à celle de la tortue – par exemple – on est déconcerté : comment se fait-il que l’homme, le sommet de la création, ne soit pas en même temps celui qui vive le plus longtemps – déjà que pour expliquer le fait qu’il meure on est obligé de faire intervenir un fait surnaturel (comme le péché originel) (1). Si je cherche la cause de la brièveté de la vie dans la nature (et non dans la Volonté impénétrable de Dieu), aucune cause déterminante ne peut s’y trouver, et comme rien n’arrive de rien, alors, non seulement on ne comprend pas pourquoi on ne vit pas plus longtemps, mais aussi pourquoi on meurt

La métaphysique, science des causes premières, a semble-t-il répondu à ces questions, donc a accepté de les accueillir. Mais en réalité, en même temps qu’elle y répondait, elle y mettait un terme. Qu’on conteste telle ou telle métaphysique : à savoir que c’est l’Esprit qui a créé la nature et que les imperfections qu’on y trouve sont la conséquence de cette création et non du Créateur ; ou qu’on considère que la nature est le fait du hasard et que les « imperfections » n’y sont que l’expression de notre attente et non d’une disposition qui en ordonne le contenu ; il n’en reste pas moins que choisir une réponse, c’est en même temps affirmer qu’il faut savoir arrêter, qu’après cette réponse, il n’y aura plus de « pourquoi », que les « pourquoi » ne sont donc pas en nombre infini, ou alors, comme le fait observer Pascal, qu’on n’aurait jamais dans ce cas la moindre réponse.

La question philosophique majeure n’est pas le « pourquoi » : pourquoi suis-je né comme-ci ou comme-ça ? - mais le « comment » : comment je fais avec ça ?- Ou si vous préférez, ce qui compte, c’est ce que j’arrive à faire avec ce qu’on a fait de moi.

C’est d’ailleurs cela, la définition de la liberté selon Sartre.

(1) La mort comme fait naturel est parfaitement explicable, direz-vous. Pas tant que ça : expliquez déjà pourquoi les cellules souches se divisent indéfiniment, de même que les cellules cancéreuses ? Qu’est-ce qui fait qu’un tissu vivant se dégrade et meurt, est-ce un bafouillage de la reproduction ou bien y aurait-il quelque part un gène létal ?

Saturday, February 09, 2008

Citation du 10 février 2008

Selon moi, la philosophie naît de l'étonnement au sujet du monde et de notre propre existence, qui s'imposent à notre intellect comme une énigme dont la solution ne cesse dès lors de préoccuper l'humanité.
Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, livre 1, chapitre 17
Lisez le texte de Schopenhauer (1) : vous verrez que Schopenhauer ne développe pas seulement une analyse de ce qu’est la philosophie, mais propose aussi une réflexion sur ce qu’est l’homme.
Laissons de côté l’idée que la philosophie serait l’expression de l’humanité de l’homme, pour nous en tenir à cette idée - qui n’est pas mince : l’homme est l’être qui non seulement se sait mortel, mais qui en plus se demande pourquoi il existe - et donc ce qu’il est.
Alors j’en devine qui vont s’insurger :
- Quand je picole avec mes potes - ou quand je fais du bien à une meuf - je me pose pas la question si je suis un homme. Je suis un homme et ça va comme ça !
- Bon… Hors mis le machisme de tels propos, je crois qu’on jette par dessus bord pas mal de choses. Entre autre, toutes les religions, et pas mal de mythes qui ont existé parce qu’il fallait répondre à ces questions. Si jamais personne ne se les était posées, rien de tout cela n’aurait existé.
- Quelles questions ?
- Qui suis-je ? Que puis-je savoir ? Que puis-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ?
- Tout ça c’est des histoires de lopettes. Ce qui compte, c’est ce que tu fais - et quand tu le fais, t’as pas le temps de te poser des questions à la con. Voilà.
- Oui, mais quand il s’agit de faire avec les autres, avant de faire, tu dois te demander si tu peux le faire. Sinon, tu n’es qu’une bête.
- C’est vrai…T’as raison. Que m’est-il permis d’espérer ?... Des fois je me la pose ta question.
- Tu es sûr ? ?
- Ouais. Y a des fois où je me demande : pourquoi elle veut pas cette salope ?

(1) A lire ici.