Tuesday, September 05, 2017
Citation du 6 septembre 2017
Thursday, March 24, 2016
Citation du 25 mars 2016
Monday, September 17, 2012
Citation du 18 septembre 2012
Sunday, November 27, 2011
Citation du 28 novembre 2011
Sexe : le fruit d'Eve fendu.
Jean Cocteau
Fendue-Défendue
Pourquoi le sexe des femmes est-il si rarement représenté par les artistes qui pourtant ne sont pas avares de représentations des attributs masculines ?
A part des artistes très contemporains, voyez la difficulté à en trouver, à l’exception de ces exemples :
Hans Memling vivait au 15ème siècle, et Houdon au 18ème. Néanmoins, les copies de la statue de Houdon réalisée en bronzes ont été « rebouchées » (1). Rien de tel pourtant pour ce qui est du sexe masculin, largement (ou longuement ?) représenté par les sculpteurs antiques.
Il y eut certes des périodes (Concile de Trente) où des « repeints » furent apposés sur les sexes masculins (l’un des peintres spécialisé dans l’opération Daniele da Volterra, fut même surnommé il Braghettone – lire ici). Mais il ne fut pas nécessaire de masquer derrière un voile le sexe féminin parce que c’était toujours déjà fait.
Alors, pourquoi cette différence de traitement pictural ?
Deux hypothèses complémentaires :
- D’abord il parait plus facile d’ignorer presque sans avoir à le dissimuler le sexe féminin (écrivons sans trembler son nom : la vulve) : il se dissimule tout seul, l’artiste n’a qu’à laisser faire la nature…
- Les artistes, sculpteurs, peintres, sont à l’époque dont nous parlons tous des hommes. Et l’homme est fier de son sexe (écrivons de même sans trembler : de son pénis) : imaginer un Dieu de la mythologie, un héros tel qu’Hercule c’est toujours le pourvoir d’un attribut de sa force – de sa virilité.
Là est sans doute l’essentiel : le pénis est un symbole de puissance. La vulve ne nous « parle pas » de la même façon.
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(1) La raison en est exposée dans la Revue du monde catholique de 1861, sous la signature de Bathilde Bouniol : « Est-il besoin d’ajouter que ces étalages de scènes trop mythologiques et nullement pudiques, rendent fort gênante la visite dans les salles de l’Exposition pour le jeune homme, par hasard candide, pour les jeunes dames et demoiselles dont le front se colore aisément encore de ces nobles rougeurs, qui vont si bien à la vertu » (Lire la suite ici)
Tuesday, October 04, 2011
Citation du 5 octobre 2011
L'opium nous désocialise et nous éloigne de la communauté. Du reste la communauté se venge. La persécution des fumeurs est une défense instinctive de la société contre un geste antisocial.
Jean Cocteau – Opium / Romans, Poésies, œuvres diverses / La Pochothèque
Il est dommage qu'au lieu de perfectionner la désintoxication, la médecine n'essaye pas de rendre l'opium inoffensif.
Jean Cocteau – Idem
La persécution des fumeurs... J’avoue que j’ai eu la tentation de ne garder que cette phrase, vous laissant ainsi croire que Cocteau s’en prenait au Gouvernement qui persécute les fumeurs en taxant toujours plus fort les cigarettes. C’eut été dommage, parce qu’on aurait perdu alors l’essentiel de sa pensée. Nous parlons donc des fumeurs d’opium.
L’opium est un véritable paradis, mais il a deux graves inconvénients :
- D’abord il vous ruine la santé ;
- Ensuite, au moment même où il vous procure l’extase, il ne vous permet pas d’en communiquer le contenu à autrui. (1)
Sans doute ce dernier grief est-il le plus important, mais je ne vois pas comment en surmonter l’obstacle. En revanche, comme Cocteau le fait remarquer, il est dommage que la science, si prompte à évaluer les dégâts de l’opium ne se soit pas attelée à la tâche d’éliminer de ses effets ceux qui sont les plus nocifs. On a le soupçon que, pour nos gouvernants, il est important de retenir le peuple de jouir en l’effrayant par les désordres que les drogues occasionnent dans les organismes.
Faute de recherches dans ces domaines, il nous reste à consommer l’opium inoffensif qui est compatible avec notre organisme, celui que nous secrétons nous-mêmes, dans les profondeurs de notre cerveau. Il s’agit comme on le sait de l’endorphine.
Comment secréter l’endorphine ?
--> 4 possibilités (selon Wikipédia) et 4 façons de se shooter sans danger :
1 - Activité physique intense : c’est le shoot du marathonien.
2 - Douleur : bottes de cuir et fouet de postillon.
3 - Excitation : devenez artiste.
4 - Orgasme : devenez Directeur du FMI.
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(1) Voir cet autre passage : «L'opium permet de donner forme à l'informe ; il empêche, hélas ! de communiquer ce privilège à autrui. Quitte à perdre le sommeil, je guetterai le moment unique d'une désintoxication où cette faculté fonctionnera encore un peu et coïncidera, par mégarde, avec le retour du pouvoir communicatif. »

