Saturday, August 05, 2017
Citation du 6 aout 2017
Saturday, October 20, 2012
Citation du 20 octobre 2012
Friday, October 19, 2012
Citation du 19 octobre 2012
Sunday, April 08, 2012
Citation du 9 avril 2012
Annexe : je rouvre de Post pour rappeler que le 17 février 2007 une citation de Jacques Amyot prenait déjà ce point de vue, mais cette fois sur les femmes et non sur les vaches.
Sunday, September 04, 2011
Citation du 5 septembre 2011
La grande trouvaille de l'armée, c'est qu'elle est la seule à avoir compris que la compétence ne se lit pas sur le visage. Elle a donc inventé les grades.
Alphonse Allais
Et où lit-on les grades ? Sur les uniformes, qui définissent par contre coup les saluts, marques de respects etc. que l’inférieur doit à son supérieur (1). Et c’est vrai à l’armée, mais aussi un peu partout, là où les manières de se vêtir définissent un rang social.
Il arrive pourtant que parfois ces marques distinctives disparaissent tout à fait : c’est le cas quand on est tout nu, sur une plage naturiste ou bien au sauna. On peut bien sûr tenter un discret rappel de condition social : un pendentif or-émeraude pour les dames ; la Rolex pour les messieurs (sauf si on est dans le sable : on peut alors jouer négligemment avec la clé de la BM).
Misérables subterfuges. N’y a-t-il pas quelque chose de plus substantiel, je veux dire d’inséparablement lié à l’individu et qui marque sa position sociale ? Quelque chose dont on ne se dépouille jamais et qui nous situe dans la hiérarchie de la société ?
Quant à moi, je vois ce « quelque chose » parfaitement incarné par le langage : tout nu et dépouillé de tous ses affûtiaux le PDG parle comme un PDG et sa femme comme une grande bourgeoise. Même chose pour le colonel, même chose pour l’Evêque – surtout l’évêque : il suffit d’en entendre un à la radio pour être sûr, rien qu’à l’entendre qu’il est un Prince de l’Eglise ; serait-il tout nu sur une plage naturiste (?) qu’il lui suffirait de parler pour être reconnu.
Et chose remarquable, il ne s’agit pas d’un vocabulaire spécial (encore qu’il existe), ni d’une pensée particulière et stéréotypée (idem). Non – Il s’agit d’un phrasé, d’un ton, d’un débit de parole, etc. tout ce qui constitue un syncrétisme de la parole.
On peut se reporter à la pièce de Bernard Shaw Pygmalion (et à My fair lady, son adaptation pour Broadway) pour comprendre de quoi je veux parler.
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(1) On aura compris que j’interprète la phrase d’Alphonse Allais de façon ironique : compétence = hiérarchie.
Thursday, September 01, 2011
Citation du 2 septembre 2011
Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
Alphonse Allais – Le Sourire
La crise… La dette… Qui va payer ?
On se rappelle du slogan du PCF : Faire payer les riches ! C’était quand déjà ? Dans les années 80 ? En tout cas ça nous faisait bien rire, vu qu’instinctivement on trouvait que c’était une grosse naïveté.
Oui, mais aujourd’hui on ne rit plus, et on réclame à cor et à cri un impôt sur la fortune, une contribution spéciale-richesse, que sais-je encore ?
Et alors, voilà que les riches demandent eux-mêmes à être taxés – Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Comme on n’est pas naïf quand même au point de croire que les riches vont renflouer les caisses de l’Etat en vidant les leurs, on se dit : il y a une blague quelque part. Mais où ?
Moi, je me contente d’ouvrir mon journal (pas n’importe lequel quand même – Libération du 1er septembre) et je trouve ça : ce sont les pauvres (disons les classes moyennes = 80% de la population) qui vont payer même si on veut nous faire croire que ça n’est pas vrai.
Je ne vais pas entrer dans une querelle de chiffres ; je vais me contenter de remarquer comme Alphonse Allais, que, vu leur nombre, ce sont les pauvres qui constituent la plus grande réserve de finance. On n'a pas le choix : ce sont eux qu'il faut pressurer.
Je vous sens sceptique : c’est que vous ne savez pas comment ça marche l’austérité.
Moi, je vais vous le dire : on affirme que les Agences de notation ont attribué le vénérable Triple-A à la dette française en raison du taux élevé d’épargne des français. C’est donc que votre livret de chez l’Ecureuil n’est pas à l’abri des rapaces des Marchés…
Vous commencez peut-être à comprendre ?
--> Ça veut dire qu’on peut vous taxer allègrement, puisqu’il y aura toujours pour boucler votre fin de mois la ressource d’aller taper dans l’épargne.
Merci les pauvres !