Oui, nous avons déjà rencontré le printemps hier sous la
forme d’un beau jeune homme doué
d’une virilité débordante. La parité l’exige : nous devons à présent nous
intéresser à la féminité printanière
– ou plutôt à ses effets sur l’homme. Sunday, April 05, 2015
Citation du 6 avril 2015
Oui, nous avons déjà rencontré le printemps hier sous la
forme d’un beau jeune homme doué
d’une virilité débordante. La parité l’exige : nous devons à présent nous
intéresser à la féminité printanière
– ou plutôt à ses effets sur l’homme. Wednesday, May 04, 2011
Citation du 4 mai 2011
En bonne arithmétique, un plus un égale tout et deux moins un égale rien.
Ninon de Lenclos
1=0
2= l’infini
Il s’agit, on l’a compris de l’arithmétique du cœur – et d’ailleurs on n’en attendait pas moins de Ninon de Lenclos (1).
Pour celui qui ne vit que d’amour, deux moins un (=1) c’est n’être plus rien : comme le disait Lamartine « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » ̶ vu que nous avons déjà commenté ce vers, on se permettra de ne pas y revenir.
Pour celui qui vit en amoureux, un plus un (=2), c’est être tout – entendez que le reste du monde n’a aucun intérêt. L’humanité pourrait disparaitre, du moment que ma chérie me reste, ça va.
Nous voilà donc en présence d’un constat que Freud a développé assez largement. Si on ne comptait que sur l’intérêt amoureux, la société n’existerait pas, seule existeraient des couples refermés sur eux-mêmes et indifférents les uns aux autres. Platon qui imagine que l’attrait amoureux entraine, avec le désir de plaire au partenaire, un courage utile pour tous se serait donc trompé assez largement.
La remarque de Freud se développe alors ainsi : la vie sociale ne peut se construire que sur la base de la répression de l’instinct amoureux, et donc l’ouverture à autrui suppose le renoncement au désir.
Alors, que ce renoncement ne soit pas définitif, et que le désir refoulé revienne investir nos comportements les plus courants, voilà qui ne fait pas de doute. Mais il n’en reste pas moins que l’idée maitresse est que plus j’investis dans la vie sociale et moins je me consacre à la vie érotique.
Encore une preuve ? Voyez comme on critique M. Berlusconi et ses soirée bunga-bunga : ne suppose-t-on pas qu’il ne peut se consacrer aux petites femmes qu’à condition de délaisser les affaires publiques ? (2)
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(1) Sur les prouesses amoureuses de Ninon, voir le Post d’hier.
(2) Certes s’agissant du Cavaliere, 1+1 n’a pas d’intérêt. Les soirées bunga-bunga, c’est 1+x, où l’on a x >1. Il faudrait ressusciter Ninon de Lenclos pour savoir ce qu’elle en penserait.
Tuesday, November 20, 2007
Citation du 21 novembre 2007
Il n'appartient qu'à un homme de peu d'expérience de faire une déclaration en forme. Une femme se persuade beaucoup mieux qu'elle est aimée par ce qu'elle devine que par ce qu'on lui dit.»
Ninon de Lenclos (1)
Ah !… Les déclarations d’amour ! Quel casse tête !
- Monsieur, vous qui venez de tomber amoureux, vous qui ne savez quoi dire pour déclarer votre flamme, écoutez Ninon : dites-en le moins possible.
J’en connais qui ricanent quand on parle de déclaration d’amour : Voyez la chanteuse Anaïs. Mon cœur…Mon amour… Voyez son clip, mais surtout ne vous laissez pas impressionner par ce terrorisme qui brocarde la banalité des propos amoureux : bien au contraire, c’est comme ça que c’est le mieux. Ecoutez plutôt Ninon : tout en amour passe par l’imagination, et à être trop expert on tue l’imagination de l’autre. Nous l’avons dit pour l’érotisme (voir Post du 2 avril 2006) : l’important n’est pas ce qu’on voit, mais ce qu’on devine. Hé bien : c’est la même chose pour le discours amoureux.
- Mais alors, devrait-on se taire, et être aussi bavard qu’un homme des bois, une sorte d’amant de Lady Chaterley ? Et s’il faut peu déclarer, faut-il tout de même se déclarer ?
Qu’est-ce que j’en sais moi ? Je ne tiens pas la rubrique du courrier du cœur. En tout cas, la citation de Ninon de Lenclos est sans équivoque : oui, il faut se déclarer.
Mais si ça ne vous suffit pas, là encore, place à la chanson : France Gall avec sa Déclaration sera l’anti-Anaïs.
Si vous écoutez cette chanson jusqu’au bout, vous constaterez peut-être comme moi que, si la déclaration de France Gall est moins cucul que celle que ridiculise Anaïs, ce n’est quand même pas du Victor Hugo. Mais, voilà, ce sont des amorces, que l’heureux destinataire devra - et donc pourra - compléter selon son envie.
Au fond, l’essentiel n’est-il pas de faire que l’autre ait envie d’entendre une déclaration d’amour ? De vous entendre déclarer votre amour.
- Chère lectrice, toi qui te prénommes Ninon (2), sache que je voudrais te chanter mon amour pendant que tu m’accompagnerais au luth… Envoie-moi ton e-mail.
(1) Ninon, vous vous rappelez? Celle qui plaignait les tourterelles... Cf. 21 mars 2007
(2) Si ton prénom c’est Anne, ça marche quand même (oui, Ninon était le diminutif d’Anne).
Tuesday, March 20, 2007
Citation du 21 mars 2007
Elle a cinq instruments dont je suis amoureux:
Les deux premiers, ses mains ; les deux autres, ses yeux;
Pour le plus beau de tous, le cinquième qui reste,
Il faut être fringant et leste.