Wednesday, May 31, 2017
Citation du 1er juin 2017
Friday, March 14, 2014
Citation du 15 mars 2014
Wednesday, August 25, 2010
Citation du 26 août 2010
L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions, et il meurt de même, sans cheveux, sans dents et sans illusions.
Alexandre Dumas
…l'homme reperdant par la vieillesse ou d'autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même.
Rousseau – Discours sur l’origine de l’inégalité, 1ère partie.
Deux citations différentes en bien des points sauf sur celui-ci : le vieillesse consiste pour l’homme à faire en marche arrière tout le chemin qu’il a accompli en passant de l’enfance à l’âge adulte.
Quel statut donner aux vieillards ?
- La 1ère thèse qu’on vient de voir consiste à lui assigner une place dans un cycle. Une telle idée est très prégnante, y compris chez les jeunes. C’est ainsi mes élèves, quand je leur demandais de réfléchir à ce qu’était un adulte, l’opposait d’un côté à l’enfance, et de l’autre à la vieillesse. Je leur demandais alors : « Un vieillard c’est quoi, si ce n’est plus un adulte ». Ceux qui ne s’embarrassaient pas de scrupules répondaient froidement : «Ils retombent en enfance… ».
- La thèse la plus courante aujourd’hui fait des vieillards des sujets économiques : ils rentrent dans la catégorie des consommateurs et puis c’est tout. Les voilà donc définis par leur capacité à rémunérer des assistantes de vie, des gens qui vont les promener, leur donner la becquée, les torcher, etc… Bref, ils ont une place dans un cadre économique.
- Du temps de l’Antiquité romaine, il en allait tout autrement. Les vieux par leur proximité avec le mort étaient considérés comme de intercesseurs avec le monde des Ancêtres, monde craint et vénérés à la fois. Voilà donc nos vieillards respectés et protégés quasiment comme des Dieux, parce qu’ils étaient plus proches de ceux-ci que des vivants ordinaires.
Bref : nous, avec nos vieillards qui font du jogging après avoir enfilé leur Téna, on n’a pas vraiment gagné au change.
Thursday, April 15, 2010
Citation du 16 avril 2010
Un pour tous, tous pour un !
Alexandre Dumas – Les trois mousquetaires. (1)
La solidarité n'existe pas : n'existe qu'une coalition d'égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même.
Francesco Alberoni – Vie publique et vie privée
Un pour tous : OK, pas de problème… Paye tes impôts vieux frère.
Tous pour un : non mais dis donc ? Tu voudrais pas qu’on te paye ta retraite comme ça, pendant 45 ans ? Paresseux ! Parasite !
C’est devant cette évidente mauvaise foi que le scepticisme, pour ne pas dire le pessimisme prolifère.
Pourtant du cœur de ce désenchantement vient parfois une petite musique d’espérance :
- solidarité, coalition d’égoïsmes… Oui, mais solidarité quand même !
- Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même… Oui, mais on reste ensemble quand même.
Le bon angle pour aborder cette question serait de ce point de vue non pas l’angle moral, ni même celui de la citoyenneté avec ce que ça charrie de bien pensance – mais bien celui du pragmatisme (excusez-moi de suivre la mode : c’est pour faire court, mais j’aurais pu aussi écrire utilitarisme). On a développé souvent cette idée avec la notion de contrat social. Peine perdue : là encore, nul contrat ne tiendrait si l’intérêt privé n’était d’instant en instant présent avec évidence dans la politique sociale ou économique.
En France les socialistes revenant au pouvoir après 1981 on cru bon de mettre l’idée de solidarité au cœur de leur politique. La réalité avec les coups de boutoir des crises pétrolières et autres ont mis en pièce ce bel idéal.
Oui, mais… Ce qu’une crise emmène, une autre peut le ramener. Voyez un peu : quand on dit que le « bouclier fiscal » c’est un peu de la solidarité des pauvres vis-à-vis des riches, on entend un peu partout : Solidarité ? Banco ! Faisons un impôt sur la fortune spécial pour le financement des retraites. Histoire de montrer que la solidarité, oui, ça existe – mais pas à sens unique.
Et Hop ! Bye-bye le pessimisme.
(1) Unus pro omnibus, omnes pro uno – C’est aussi la devise nationale, quoique non officielle, de la Suisse. J’ai cru comprendre que c’était une formule très répandue au XIXème siècle, de sorte qu’il est oiseux de se demander si c’est Dumas qui a copié les Suisses, ou les Suisses qui ont copié Dumas.
Sunday, December 28, 2008
Citation du 29 décembre 2008
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