Thursday, May 22, 2014

Citation du 23 mai 2014



L'homme est un animal qui fait des affaires. Un chien n'échange pas son os contre celui d'un autre.
Sydney Smith (1771-1845)
Commentaire II
Qu’est-ce que l’homme ? Comment le définir ?
Comme on le sait depuis Aristote, la définition (de l’homme) se donne par le genre prochain (= animal) + la différence spécifique (= qui fait des affaires). On a bien des fois joué avec ça pour définir l’homme selon ce qu’on veut lui attribuer comme caractéristique essentielle :
            - L’homme est une animal pensant (homo cogitans), parce que son existence a toujours été liée à la pensée (ou la conscience, ou l’âme).
            - L’homme est un animal parlant (homo loquens) parce qu’il n’a commencé d’exister qu’avec la communication verbale (ou avec la conceptualisation liée aux signifiés).
            - L’homme est un animal désirant (homo desirans) parce qu’il a toujours été poussé à aller au-delà de la satiété.
Mais enfin, aujourd’hui, le business est devenu son activité essentielle – donc on voudrait qu’il exprime la nature humaine depuis l’origine des temps. Car, voilà  l’ennui avec la nature (entendue comme une origine radicale) : il faut que ce qu’elle recouvre ait existé depuis l’origine de l’espèce. Donc :
            - L’homme est donc un animal « économique » (homo oeconomicus) parce qu’il échange des biens avec ses semblables.
L’homme est-il bien défini par cette caractéristique ? Et que recouvre-t-elle exactement ? Il y a bien des débats passionnants sur ce sujet : il faut lire au moins leur résumé (par exemple ici). Je me contenterai, comme Sydney Smith, de noter que, quoi qu’il en soit de ce comportement, il n’apparait que dans l’espèce humaine (sauf à le découvrir comme nous le notions hier chez l’oiseau en parade nuptiale).

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